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La première, effectuée sur le long terme par des chercheurs du ministère de la Santé de la Sierra Leone, une étude de cohorte transversale, a porté sur un échantillon de 93 bénévoles, guéris de l'infection et invités à donner un échantillon de sperme, dans les deux à dix mois qui ont suivi leur guérison, pour la recherche de traces de l'ARN du virus et l'évaluation de la charge virale. Ce travail a permis de découvrir des traces du virus dans les neuf premiers échantillons de liquide séminal recueillis durant les deux à trois mois après l'infection, mais aussi chez 26 sujets sur 40 testés (65%) dans les 4 à 6 mois et encore chez 11 participants sur 43 testés (26%) dans les 7 à 9 mois. Or, jusqu'à ce jour, l'OMS recommandait aux survivants de s'abstenir de relations sexuelles non protégées pendant trois mois seulement. L'autre travail, une étude de cas menée par des scientifiques américains, confirme chez une patiente du Liberia décédée l'hiver dernier, que le virus peut aussi se transmettre par voie sexuelle lors d'un rapport vaginal non protégé.http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1511410http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1509773