Les autorités de santé publique ont depuis quelques années déployé des mesures d'adaptation pour en contrôler les effets attendus : Plans forte chaleur et pics d'ozone, Plan national d'intervention médicale, monitoring de moustiques exotiques, formation sur les impacts des changements climatiques sur la santé, et bien d'autres. Elles sont depuis peu listées sur un site web https://www.adapt2climate.be/secteur/sante/.

Toutes ces mesures sont bien évidemment nécessaires. Mais est-ce assez? Cela permettra t'il de sauver le malade? A nos yeux, cette prise en charge vise plus à soulager les symptômes que de s'attaquer à la cause, comme donner de l'oxygène à un patient BPCO qui continue de fumer. Est-ce là tout ce que nous pouvons faire en tant que médecins et responsables de la santé publique de ce pays ? Ne dit-on pas qu'il vaut mieux prévenir plutôt que de guérir ? Ou du moins d'en atténuer la gravité maintenant que des dérèglements sont déjà visibles.

Comment pouvons-nous en tant que médecins soutenir les recommandations du GIEC de réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre ? C'est pour répondre à cette question que nous sommes en train de lancer un groupe de médecins et de soignants qui veulent aller au-delà des mesures d'adaptation et tenter avec les autres acteurs de construire une société qui réduit vraiment sa production de gaz à effet de serre. Nous sommes déjà plus de cent médecins et soignants intéressés.

Si vous voulez vous joindre au mouvement, contactez-nous via ce formulaire http://bit.ly/docsforclimate-be-1 ou par courriel info@docsforclimate.be.

Dr David Hercot pour le collectif "docs for climate".