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Selon la Gazzetta dello Sport, Ferrari affirme dans un livre à paraître intitulé "Faire du cyclisme pro, le mythe du docteur" que son dernier contact avec Armstrong "remonte au 1er octobre 2004" et qu'il n'a reçu "aucun autre coureur américain". Le préparateur italien est pourtant omniprésent dans le rapport de l'Agence antidopage américaine (USADA) qui a conduit à la chute d'Armstrong. Selon l'USADA, les relations, qui remontent à loin, entre Armstrong et le médecin italien se sont poursuivis jusqu'au bout. Ferrari, à la clientèle très vaste, aurait reçu au total un million de dollars de la part de son client le plus célèbre, qui bénéficiait d'un traitement de faveur. Michele Ferrari a été suspendu à vie cet été par l'USADA. En Italie, il a été blanchi en appel en 2006, les faits étant prescrits, après avoir été condamné en première instance pour exercice illégal de la profession de pharmacien. Une enquête italienne vise également Ferrari pour "association de malfaiteurs, trafic et utilisation de produits dopants, évasion fiscale et contrebande". De son côté, l'Espagnol Luis Garcia Del Moral, médecin de l'US Postal entre 1999 et 2003 et récemment suspendu à vie par l'Agence américaine antidopage (USADA) pour avoir supposément aidé Arsmtrong et ses coéquipiers à se doper, a nié mercredi les faits dont on l'accuse. Dans un communiqué, Luis Garcia Del Moral affirme n'avoir "participé à aucun réseau de dopage" et "ne jamais avoir incité à l'utilisation de substances dopantes" au cours de ses cinq années comme médecin de l'US Postal, l'ancienne équipe de l'Américain Lance Armstrong, à qui l'UCI a retiré lundi ses sept Tours de France pour dopage. "Durant mes années comme médecin de l'US Postal, je n'ai jamais été témoin d'un dopage organisé au sein de l'équipe, et je l'ai encore moins incité personnellement", écrit le médecin espagnol. "En tant que médecin (...) mes actions ont consisté à préserver la santé des cyclistes et (...) à contrôler leur rendement physique", assure-t-il. Dans ce même écrit, le médecin affirme avoir été contacté pour la première fois par l'USADA en juin 2012 pour se défendre des accusations de plusieurs témoins, parmi lesquels d'anciens cyclistes passés par l'US Postal. Garcia Del Moral explique que l'USADA lui aurait alors proposé de témoigner contre Armstrong en échange d'une absolution concernant son propre rôle dans l'affaire. Ayant nié les faits dont on l'accusait et renoncé à s'en défendre devant l'USADA, il a ensuite été suspendu à vie par l'Agence américaine, décision qu'il conteste, expliquant qu'il n'a jamais pu avoir accès au rapport complet de l'agence sur "le système Arsmtrong".