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M. Goossens (photographié ici au Parlement flamand en juillet 2020) et ses collègues du centre médical de l'université d'Utrecht et de l'université d'Oxford notent qu'au début de la pandémie, de multiples essais de traitements potentiels du Covid-19 ont été lancés. Cela a conduit à un paysage de recherche très fragmenté, avec peu de collaborations internationales. Les obstacles contractuels et législatifs ainsi que la concurrence entre les essais nationaux ont constitué un défi majeur dans plusieurs pays de l'UE. Tous ces facteurs combinés ont pour conséquence qu'en octobre 2021, peu d'études avaient produit des résultats au niveau requis pour formuler des directives internationales de traitement pour le Covid-19.Seuls deux essais ont réussi produits des résultats satisfaisants : RECOVERY au Royaume-Uni et REMAP-CAP qui a débuté dans l'Union européenne dans le cadre de PREPARE avant de s'étendre au monde entier.Selon l'article, publié dans la revue scientifique The Lancet, la pandémie a montré l'importance de privilégier un nombre restreint de grandes études, plutôt que de nombreuses études individuelles en concurrence les unes avec les autres.Les auteurs appellent donc à la création d'une autorité européenne pour la recherche clinique sur les pandémies. Le rôle de cette autorité serait de superviser et donner la priorité à certaines études cliniques. De cette manière, des essais importants et définitifs de traitement, de prévention et de diagnostic pourraient être réalisés plus rapidement lors d'une éventuelle prochaine pandémie. Les chercheurs estiment également qu'il faut investir dans une connection mondiale pour la recherche clinique."Nous pensons que ce nouveau modèle de recherche clinique sera essentiel pour répondre plus efficacement aux futures épidémies de maladies infectieuses. Arrêtons de dire que nous ferons mieux la prochaine fois - nous avons eu assez d'avertissements. C'est maintenant qu'il faut agir", a déclaré le professeur Herman Goossens.Belga