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Une première étude porte sur un groupe de patients en France infectés avec le virus du sida (VIH) mis peu après leur infection (8 à 10 semaines) sous antirétroviraux pendant près de trois ans. Ils ont continué à contrôler leur infection six ans après sans traitement, à l'instar des séropositifs maîtrisant naturellement le virus.Les 12 patients appartenant à la cohorte dite de Visconti (Viro-Immunological Studies in CONtrollers after Treatment Interruption) ont montré des similarités avec des sujets qui résistent naturellement au VIH. Ce groupe, qui représente une faible proportion de la population, maintient durablement le VIH à des niveaux imperceptibles sans jamais prendre d'antirétroviraux. La deuxième recherche a été menée sur deux hommes séropositifs qui ont reçu une thérapie antivirale et ne montrent aucun signe d'infection du VIH huit et 17 mois respectivement après avoir eu une greffe de moelle osseuse pour traiter une leucémie. La troisième étude clinique évoquée jeudi devant la presse par son principal auteur, le Dr David Margolis de l'Université de Caroline du Nord, a porté sur huit hommes séropositifs sous antirétroviraux, traités avec le Vorinostat, un traitement contre le cancer lymphatique. Cet anti-cancéreux a pu débusquer le VIH qui se trouve à l'état latent dans les cellules du système immunitaire et empêche son éradication. L'étude, publiée mercredi dans la revue britannique Nature, ouvre ainsi la voie à de nouvelles approches pour détruire le virus.