...

Une étude dirigée par Lieven Annemans (UGent et VUB) montre que les hôpitaux belges ont des taux de réhospitalisation pour infections nosocomiales très variable. C'est d'ailleurs le moins que l'on puisse en dire, puisque le taux d'infections encourues par les patients dans les hôpitaux ayant les plus mauvaises performances à cet égard en ont 2,5 fois davantage que ceux faisant les meilleurs résultats à cet égard, rapporte le Standaard. La moyenne globale de ces infections est de 5,9%.Un constat qui est évidemment loin d'être anecdotique puisqu'il implique ,non seulement des problème parfois graves pour les patients, mais ont également un coût important, à savoir un demi-milliard d'euros par an pour l'Inami. Et si les hôpitaux aux plus mauvais résutats arrivaient ne fût-ce qu'aux moyennes en la matière, on pourrait économiser 60 millions d'euros par an. Il y a donc de toute évidence une sérieiuse marge de manoeuvre pour mieux prévenir ces infections.Pour les réhospitalisations, souligne Annemans le fossé est encore plus important, entre une fois sur 85 et une fois sur 15. Il note que le mode actuel de financement n'encourahge absolument ceux qui ont les meilleurs performances à cet égard.Interrogé à ce sujet, le Pr Alain De Wever (ULB), grand spécialiste du monde hospitalier s'il en est, estime que ceci est tout à fait vrai. "Je crois qu'il faudrait introduire dans le mécanisme de financement des hôpitaux des modifications qui permettraient de tenir compte de la performance. Il faudrait vraiment de plous en plus payer à la performance. Il faudrait établir des classements dans les instititions, pas tellement pour pénalisere et sanctionner que les hôpitaux sde rendent compte où ilse situent de ce point de vue."