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Attaquée par l'institut européen de bioéthique, Mme Herremans se sent "insultée". Dans un dossier auquel se réfère mercredi Monseigneur Léonard dans une carte blanche, l'institut européen de bioéthique s'étonne que "près de la moitié des membres effectifs de la Commission (fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie) ayant le droit de vote sont membres ou collaborateurs de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), association qui milite ouvertement pour l'euthanasie et l'élargissement de ses conditions légales". Selon l'institut, "au vu de cette composition, on comprend l'absence de contrôle effectif et l'interprétation toujours plus large que la Commission (fédérale de contrôle) entend donner à la loi. On peut aussi s'en inquiéter"."S'ils avaient eu l'intelligence de s'enquérir de la manière dont on travaille au sein de la Commission, ils auraient constaté que nous oeuvrons conformément à notre mission légale, au-delà des divergences, dans le respect de la pluralité - il y a même un prêtre dans la Commission -", réagit Jacqueline Herremans. "Est-ce que seuls ceux qui seraient opposés à la loi voire au principe de l'euthanasie mériteraient d'avoir le droit à la parole? Y a-t-il une volonté d'éteindre le débat?", s'interroge la présidente de l'association qui met en garde face à la création d'"instituts au nom ronflant qui, se drapant d'un label pouvant apparaître comme de qualité, avancent masqués contre toute avancée en matière bioéthique". Se disant laïc et non confessionnel, l'institut européen de bioéthique est doté de comités d'honneur et scientifique dont les membres sont des dignitaires et professeurs engagés sur le plan confessionnel.