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Il parait évident que chaque femme puisse décider d' allaiter ou non. Et si une mère souhaite allaiter son enfant, que tout soit mis en oeuvre pour favoriser cet allaitement maternel. Cette proposition de loi va dans ce sens. Son objectif est de répondre aux besoins de nombreuses mères en quantifiant la demande pour adapter l'offre et créer des banques de lait pouvant soit traiter le lait de la mère pour son propre enfant soit celui d'une donneuse.Un projet porté par le député Patrick Prévot(PS):"Certaines mamans souhaitent allaiter leur bébé prématuré et hospitalisé en néonatologie mais sont dans l'impossibilité de le faire alors que le lait maternel est capital pour ces bébés. D'autres mamans, qui allaitent, produisent trop de lait et souhaiteraient en faire bénéficier d'autres enfants. Nous souhaitons faciliter la collecte et la gestion adéquate du lait de la mère propre mais également, si ce n'est pas possible, le recours au lait provenant de don. D'après de nombreuses études, le lait maternel dispose en effet de propriétés anti-infectieuses, antivirales, antifongiques, antiseptiques et nutritives, qui peuvent s'avérer d'autant plus importants chez le nouveau-né malade ou prématuré",En effet, selon un rapport du Conseil supérieur de la Santé paru en 2016, l'alimentation exclusive des prématurés avec du lait maternel devrait être favorisée. Or les circonstances ne le permettent pas toujours lorsque le bébé ne sait pas téter parce qu'il est trop fragile par exemple, lorsque la mère ne peut pas produire les quantités de lait nécessaires ou encore lorsque la composition du lait maternel n'est pas adaptée aux besoins nutritionnels de son nouveau-né. Au CHR de la Citadelle à Liège par exemple, le lait maternel est donné aux nourrissons comme un médicament, sur prescription d'un pédiatre. Mais ces initiatives ne sont pas nombreuses. Et quand elles existent, elles ne sont pas toujours connues des jeunes mères. "Certains hôpitaux refusent ainsi des dons tant internes qu'externes tandis que d'autres hôpitaux procèdent eux à des appels aux dons. Il n'existe d'ailleurs ni cadre légal, ni guide de bonnes pratiques concernant le fonctionnement des banques de lait dans notre pays, contrairement à ce qui existe par exemple en France", ajoute Patrick PREVOT. Cette avancée permettrait d'avoir une vision globale de la situation en Belgique, de connaître les banques de lait actives ainsi que les politiques hospitalières en la matière.