Pour nos jeunes lecteurs, Michel Vrayenne est une figure importante de la défense syndicale des généralistes. Il avait créé en 1977 la Confédération des médecins belges, en opposition avec les Chambres syndicales.

Il s'est donné corps et âme, au sein des instances de l'Inami (quasiment toutes y compris le Conseil général) mais aussi à la commission médicale provinciale de Liège, pour que la médecine générale ne soit plus une discipline de relégation dans l'ombre de la médecine hospitalière.

En tant que syndicaliste, il était l'antithèse de l'homme de pouvoir arrogant. Tout en doigté, il pouvait expliquer son action et ses combats passés pendant des heures sans que ce soit jamais ennuyeux.

Attiré par le vent de l'étranger, il traversera, à peine diplômé l'Atlantique jusqu'au Congo, longeant les côtes de l'Afrique en tant que médecin de bord du navire Léopoldville qui reliait le Congo et la métropole belge.

Participant aux grandes grèves du 25 mars et du 17 avril 1962, il a assumé la présidence de la Confédération de 1977 à 2002. Il se rallie au GBO dès 1969 et se présente aux premières élections médicales de 1998 (les premières) sous la bannière du Cartel.

Le Dr Vrayenne a été fort longtemps maître de stage en médecine générale de 1974 et 1994.

"J'ajoute qu'il était scout et routier (totem "Geai"); qu'il rêvait d'être gynéco mais qu'à l'époque il n'y avait qu'une seule place de spécialisation par année et qu'il ne l'avait pas eue parce que l'autre candidat avait un piston...", précise sa fille Cécile, journaliste dans la presse quotidienne. "Mais il mis au monde 150 bébés, ce dont il était très fier."

Toutefois, sa toute première fierté, outre sa fille chérie, était son papa, Albert Vrayenne, chanteur lyrique, clarinettiste et pianiste. Et prisonnier de guerre car engagé dans l'armée (et dans la fanfare de la Marine). "Mon père disait toujours: "Je l'ai vu descendre la rue un jour, puis la remonter 5 ans plus tard..." Son leitmotiv était que ses patients souffrent le moins possible, lui-même a choisi d'aller au bout de son agonie, qui a duré 5 jours. Quand on a découvert son cancer (par hasard) l'an dernier, il était déjà métastasé aux os."

Le défunt repose à son domicile, rue du Général Bertrand, 74, 4000 Liège. La famille recevra les visites ces lundi, mardi et mercredi de 17 à 19 h. La liturgie des funérailles aura lieu le jeudi 8 septembre à 10 h 30 en l'Eglise d'Ans, place Nicolaï (inhumation dans l'intimité).

Pour nos jeunes lecteurs, Michel Vrayenne est une figure importante de la défense syndicale des généralistes. Il avait créé en 1977 la Confédération des médecins belges, en opposition avec les Chambres syndicales. Il s'est donné corps et âme, au sein des instances de l'Inami (quasiment toutes y compris le Conseil général) mais aussi à la commission médicale provinciale de Liège, pour que la médecine générale ne soit plus une discipline de relégation dans l'ombre de la médecine hospitalière. En tant que syndicaliste, il était l'antithèse de l'homme de pouvoir arrogant. Tout en doigté, il pouvait expliquer son action et ses combats passés pendant des heures sans que ce soit jamais ennuyeux. Attiré par le vent de l'étranger, il traversera, à peine diplômé l'Atlantique jusqu'au Congo, longeant les côtes de l'Afrique en tant que médecin de bord du navire Léopoldville qui reliait le Congo et la métropole belge. Participant aux grandes grèves du 25 mars et du 17 avril 1962, il a assumé la présidence de la Confédération de 1977 à 2002. Il se rallie au GBO dès 1969 et se présente aux premières élections médicales de 1998 (les premières) sous la bannière du Cartel. Le Dr Vrayenne a été fort longtemps maître de stage en médecine générale de 1974 et 1994."J'ajoute qu'il était scout et routier (totem "Geai"); qu'il rêvait d'être gynéco mais qu'à l'époque il n'y avait qu'une seule place de spécialisation par année et qu'il ne l'avait pas eue parce que l'autre candidat avait un piston...", précise sa fille Cécile, journaliste dans la presse quotidienne. "Mais il mis au monde 150 bébés, ce dont il était très fier."Toutefois, sa toute première fierté, outre sa fille chérie, était son papa, Albert Vrayenne, chanteur lyrique, clarinettiste et pianiste. Et prisonnier de guerre car engagé dans l'armée (et dans la fanfare de la Marine). "Mon père disait toujours: "Je l'ai vu descendre la rue un jour, puis la remonter 5 ans plus tard..." Son leitmotiv était que ses patients souffrent le moins possible, lui-même a choisi d'aller au bout de son agonie, qui a duré 5 jours. Quand on a découvert son cancer (par hasard) l'an dernier, il était déjà métastasé aux os."Le défunt repose à son domicile, rue du Général Bertrand, 74, 4000 Liège. La famille recevra les visites ces lundi, mardi et mercredi de 17 à 19 h. La liturgie des funérailles aura lieu le jeudi 8 septembre à 10 h 30 en l'Eglise d'Ans, place Nicolaï (inhumation dans l'intimité).