Le cancer de la prostate. Le premier cancer de l'homme. Il concerne jusqu'à 1 homme sur dix. Le dépistage du cancer de la prostate présente des avantages mais aussi des inconvénients. Il permet de trouver les cancers à un stade précoce, seul stade curable mais comporte le risque de sur-traitement (détection de cancers qui n'auraient jamais posé de problème si on ne les avait pas détectés, et qui seront traités inutilement). Chez les hommes sans risque particulier, le dépistage peut être proposé dès 50 ans et consiste en une mesure tous les 2 ans du " PSA " dans le sang (protéine spécifique de la prostate) associée à un toucher rectal. Le risque est augmenté en cas de mutation génétique, de cas familiaux, ou chez les hommes d'origine africaine.

Le cancer du testicule. Plus rare, il touche souvent des hommes jeunes. Des antécédents familiaux, de cryptorchidie (testicule non descendu), d'infertilité ou la consommation de cannabis sont des facteurs de risque. Les progrès dus à une prise en charge multidisciplinaire dans un centre de référence permettent de vaincre cette maladie même à un stage avancé dans la plupart des cas.

Colotest

Le cancer de l'intestin (cancer colorectal). Pour la grande majorité des hommes (risque moyen), on préconise un test de recherche de sang dans les selles tous les deux ans (" Colotest ") à partir de 50 ans, ou une coloscopie tous les 10 ans. Dans de rares cas, il peut exister un risque génétique (certaines maladies de l'intestin qui sont héréditaires).

Le risque est également plus élevé lorsqu'il y a des cancers de l'intestin dans la famille proche, ou chez les personnes atteintes d'une maladie inflammatoire du colon. Dans ces cas, un dépistage par coloscopie tous les 2 à 5 ans est recommandé, parfois dès 40 ans.

Critères ABCDE

Le cancer du poumon. Le dépistage du cancer du poumon est réservé aux personnes de plus de 55 ans qui ont fumé un paquet par jour pendant 30 ans et qui ont arrêté il y a moins de 15 ans (ou qui fument toujours). Pour ces personnes à risque, il est recommandé de faire un scanner thoracique à faible dose chaque année. Dans ce groupe de personnes, on peut ainsi éviter un quart des décès par cancer pulmonaire.

Le cancer de la peau. Le dépistage de ce cancer est utile chez les personnes à peau blanche qui ont un risque plus élevé : cas de cancers de la peau dans la famille proche, peaux claires et sensibles au soleil, personnes fortement exposées (professions de plein air, pays très ensoleillés). Certaines mutations génétiques (BRCA 2 ...) augmentent considérablement le risque. Le dépistage associe un examen visuel une fois par an, avec éventuellement cartographie et dermatoscopie en cas de lésion suspecte, avec une auto surveillance basée sur les critères ABCDE (Asymétrie, Bord irrégulier, Couleur hétérogène, Diamètre supérieur à 6 mm ou Différent, Evolution ou Elévation (épaisseur)).

Le cancer de la prostate. Le premier cancer de l'homme. Il concerne jusqu'à 1 homme sur dix. Le dépistage du cancer de la prostate présente des avantages mais aussi des inconvénients. Il permet de trouver les cancers à un stade précoce, seul stade curable mais comporte le risque de sur-traitement (détection de cancers qui n'auraient jamais posé de problème si on ne les avait pas détectés, et qui seront traités inutilement). Chez les hommes sans risque particulier, le dépistage peut être proposé dès 50 ans et consiste en une mesure tous les 2 ans du " PSA " dans le sang (protéine spécifique de la prostate) associée à un toucher rectal. Le risque est augmenté en cas de mutation génétique, de cas familiaux, ou chez les hommes d'origine africaine.Le cancer du testicule. Plus rare, il touche souvent des hommes jeunes. Des antécédents familiaux, de cryptorchidie (testicule non descendu), d'infertilité ou la consommation de cannabis sont des facteurs de risque. Les progrès dus à une prise en charge multidisciplinaire dans un centre de référence permettent de vaincre cette maladie même à un stage avancé dans la plupart des cas.Le cancer de l'intestin (cancer colorectal). Pour la grande majorité des hommes (risque moyen), on préconise un test de recherche de sang dans les selles tous les deux ans (" Colotest ") à partir de 50 ans, ou une coloscopie tous les 10 ans. Dans de rares cas, il peut exister un risque génétique (certaines maladies de l'intestin qui sont héréditaires).Le risque est également plus élevé lorsqu'il y a des cancers de l'intestin dans la famille proche, ou chez les personnes atteintes d'une maladie inflammatoire du colon. Dans ces cas, un dépistage par coloscopie tous les 2 à 5 ans est recommandé, parfois dès 40 ans.Le cancer du poumon. Le dépistage du cancer du poumon est réservé aux personnes de plus de 55 ans qui ont fumé un paquet par jour pendant 30 ans et qui ont arrêté il y a moins de 15 ans (ou qui fument toujours). Pour ces personnes à risque, il est recommandé de faire un scanner thoracique à faible dose chaque année. Dans ce groupe de personnes, on peut ainsi éviter un quart des décès par cancer pulmonaire.Le cancer de la peau. Le dépistage de ce cancer est utile chez les personnes à peau blanche qui ont un risque plus élevé : cas de cancers de la peau dans la famille proche, peaux claires et sensibles au soleil, personnes fortement exposées (professions de plein air, pays très ensoleillés). Certaines mutations génétiques (BRCA 2 ...) augmentent considérablement le risque. Le dépistage associe un examen visuel une fois par an, avec éventuellement cartographie et dermatoscopie en cas de lésion suspecte, avec une auto surveillance basée sur les critères ABCDE (Asymétrie, Bord irrégulier, Couleur hétérogène, Diamètre supérieur à 6 mm ou Différent, Evolution ou Elévation (épaisseur)).