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Selon les résultats d'un travail mené à l'Université d'Oxford, la hausse est de 43% chez les femmes ayant été sous traitement pendant au moins cinq ans, par rapport à celles qui n'ont pas pris de THS. Au cours de ce travail, les chercheurs ont passé en revue 52 études épidémiologiques publiées depuis 1998 et incluant 21.488 femmes ayant développé des cancers de l'ovaire. S'il semble disparaître progressivement avec l'arrêt du traitement, le risque demeure tout de même de plus de 25% supérieur après dix ans et il subsiste d'autant plus longtemps que la durée du traitement a été long. Dans l'absolu, ce risque, qui est le même quel que soit le THS utilisé et qui ne concerne que les deux types de cancers de l'ovaire les plus courants (carcinomes séreux et endométrioïdes), n'est toutefois pas très élevé. Les auteurs l'estiment en effet à une tumeur de l'ovaire supplémentaire pour 1.000 utilisatrices parmi les femmes qui prennent un THS pendant cinq ans à partir de la cinquantaine, ce qui correspond à un décès de plus pour 1.700 femmes sous THS. Ils préconisent néanmoins la prise en compte d'un tel risque dans les recommandations professionnelles de prescription des THS.