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Fin de semaine dernière, Maggie De Block s'est expliquée à la Chambre sur les quotas de médecins. Elle a rappelé que la Communauté française s'était engagée à instaurer un filtre efficace, condition pour que tous les étudiants ayant entamé leurs études au plus tard en 2014, aient un numéro Inami, même ceux qui sont en surnombre. Comme l'épreuve de sélection a été instaurée début 2016, il n'était pas possible de l'évaluer avant septembre de la même année, après la deuxième session. Or, le système lui-même a donné lieu à de nouveaux reçus-collés. Certains d'entre eux ont, logiquement, intenté une action au conseil d'Etat et devant divers tribunaux de 1ère instance, donnant lieu à la situation que l'on connaît. "Nous devons donc constater que le filtre instauré par la Communauté française n'atteint pas les résultats escomptés."Qu'en est-il de l'arrêté royal de la ministre concernant les quotas 2021 ? Celui-ci aussi a été suspendu. Mais la ministre estime que les quotas ont été établis de manière correcte car les besoins en soins ont déjà été pris en compte pour les quotas 2020. Entre-temps la clé proposée par la commission de planification a été ignorée pour des raisons politiques et ramenées à l'habituel 60/40 sous pression de la N-VA. A cet égard, Maggie De Block estime au contraire que le nombre de numéros pour les francophones augmente tout de même de 36 unités à 528 unités en tout. En fait, l'avis de la planification n'est plus valable puisque le filtre à l'entrée lui-même n'est pas valable. On ne peut plus compter sur "seulement" 492 étudiants en 2021.Pour la ministre fédérale de la Santé publique, l'épreuve sélective préliminaire (avant l'entame des études) "reste une condition pour arriver à une solution pour les étudiants qui termineront la médecine entre 2017 et 2020". Le fait pour la CF de laisser passer tous les étudiants ayant 45 crédits ou plus en BAC2 relève de la responsabilité de Jean-Claude Marcourt mais n'est pas susceptible de déboucher sur l'octroi de numéros Inami à ces étudiants.Concernant l'hypothèse d'une baisse drastique d'étudiants suite à un filtre qui viderait les facultés à un point tel que certaines n'auraient plus de viabilité (hypothèse de certaines organisations étudiantes), "il faut en tenir compte au moment de réduire progressivement le surnombre de médecins diplômés survenu ces dernières années". Mais "il est également inacceptable que nos facultés soient surpeuplées à cause d'un manque de respect des quotas car cela risque d'hypothéquer la qualité des soins".