Les travailleurs estiment que les moyens actuellement mis à leur disposition ne permettent pas de fournir des soins de qualité suffisante aux patients et nuisent à leurs conditions travail. Ils demandent à ce que les effectifs soient augmentés et réclament une revalorisation salariale, un remboursement intégral des frais de mobilité et un meilleur accompagnement face aux risques professionnels.

Depuis maintenant un mois et demi, les équipes des soins intensifs et des urgences ont décidé de s'unir pour porter des revendications communes, mais qui tiennent compte de la spécificité des services. A la suite d'une première mobilisation organisée le 15 mars dernier, la direction de l'hôpital a proposé de mettre en place des groupes de travail pour résoudre les problèmes soulevés. Les solutions proposées à l'issue de ce travail sont cependant jugées insuffisantes par la majorité des soignants impliqués.

"La direction se réfugie derrière le réseau IRIS", explique Laurent Ringoet, délégué syndical CGSP. "L'organe décisionnel d'IRIS n'a pas encore statué sur l'augmentation du personnel. Dans les réunions qui ont eu lieu, on nous a dit qu'il y avait effectivement un sous-financement des soins de santé à Bruxelles et qu'il fallait aller taper à la porte de la Région et du Fédéral. Il y a eu des avancées, mais sur très peu de points. Il y a eu l'engagement d'une personne au niveau des urgences. L'ensemble des revendications est loin d'être réalisé, notamment la principale relative à l'engagement du personnel".