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Les académies de médecine réclament notamment le remboursement de tous les frais médicaux du donneur, avant l'intervention et pendant le suivi au long cours. Elles plaident aussi pour l'indemnisation de l'incapacité de travail puisque, à l'heure actuelle, la perte de revenus causée par les conséquences de la donation vivante n'est pas compensée de manière identique pour tous. "Selon la loi actuelle, le donneur peut bénéficier d'une compensation financière à charge du ministère des Affaires sociales mais cette disposition n'est pas appliquée car les modalités n'ont pas été précisées. Cette lacune devrait être comblée", affirme Jean-Bernard Otte, co-organisateur du symposium des académies de médecine qui s'est penché sur ce sujet.Autre point à corriger selon les académies: les compagnies d'assurances refusent généralement d'assurer les donneurs d'organes, au motif que leur santé serait altérée. Les donneurs ne peuvent alors plus emprunter par exemple pour un achat immobilier.Les académies de médecine appellent encore le législateur à prévoir un suivi à long terme obligatoire du donneur.