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Le Dr Brendan Zietsch et ses collègues sont parvenus à cette conclusion en analysant les données génétiques de 7.378 jumeaux, hommes et femmes, âgés de 18 à 49 ans, tous engagés dans une relation durable. Parmi ce panel, 9,8% des hommes et 6,4% des femmes ont eu une ou plusieurs aventures extra-conjugales au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête. Après avoir opéré le tri entre vrais et faux jumeaux, les scientifiques ont pu estimer que dans 63% des cas chez les hommes et 40% chez les femmes, l'infidélité était corrélée à des particularités génétiques. En creusant plus loin, ils ont découvert que les femmes porteuses de certaines variations sur un gène nommé AVPRIA étaient plus susceptibles de tromper leur partenaire. Ce gène commande la sécrétion de l'arginine-vasopressine, une hormone connue pour influer sur le comportement social des gens. " Nos recherches montrent clairement que les gènes influencent le comportement sexuel des gens ", assure le Dr Zietsch, tout en concédant que cette étude nécessite des recherches plus approfondies. La prudence est d'autant plus de mise que certains ne manqueront d'exploiter ce genre de résultat et invoquer le patrimoine génétique dont ils ont hérité de leurs parents pour se dédouaner de leur comportement infidèle. Un peu court comme explication...