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Le Pr De Grève a évoqué d'un dilemme. La recherche clinique se concentre de plus en plus sur des types très spécifiques de cancers, pour lesquels les traitements hautement personnalisés se révèlent efficaces.Mais le revers de la médaille est le coût. "En 2013, notre pays a dépensé 400 millions d'euros en médicaments contre le cancer. Mais ce coût va largement augmenter à l'avenir avec l'application de plus en plus large de l'immunothérapie pour tous types de cancers. Si nous ne prenons pas des mesures de réduction des prix, on arrivera à un coût de 1,4 milliard d'euros en 2020 et 5 milliards d'ici 2050", a averti le professeur.Aux Etats-Unis, les firmes pharmaceutiques définissent sans débat le prix des médicaments. De l'autre côté, on retrouve le modèle néo-zélandais où le gouvernement offre des conditions particulières au médicament le moins cher. Le Dr De Grève a estimé que l'appel d'offre est une bonne idée dans certains cas, surtout pour les médicaments génériques. Mais il a également appelé de ses voeux "des méthodes plus subtiles" pour organiser le concurrence. "Laissez faire la concurrence entre les firmes pharmaceutiques", a-t-il lancé.Selon lui, plusieurs immunothérapies, qui n'ont que quelques légères différences, pourraient être mises en concurrence afin de faire baisser le prix pour les patients. Pour ce faire, une révision des règles belges et européennes doit être envisagé, a-t-il encore indiqué.