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Le bevacizumab limite la croissance des vaisseaux sanguins autour et dans la tumeur. Lorsqu'il est utilisé comme premier traitement (1ère ligne), il semble avoir un effet négatif sur la qualité de vie à court terme, observe le KCE. Utilisé lorsque la tumeur ne réagit pas ou en cas de récidive (2e ligne), aucune étude ne démontre une modification de la qualité de vie globale.Quoi qu'il en soit, le bevacizumab améliore ce que les oncologues appellent la "survie sans progression", soit la période qui court du premier jour du traitement au moment où la maladie recommence à s'aggraver. Mais sans pour autant améliorer la qualité de vie. Par ailleurs, le médicament n'a pas d'effet significatif sur la "survie totale", soit entre le début du traitement et le décès (dû au cancer ou autre). Cependant, un gain de près de huit mois peut être observé lorsque le cancer est déjà métastasé en dehors de la cavité abdominale, souligne le KCE. Il ajoute que ce constat doit se confirmer sur le long terme. A ce stade de la maladie, le rapport coût-efficacité du bevacizumab est également nettement meilleur: chaque année gagnée coûte environ 52.000 euros, contre plus de 150.000 euros pour un traitement en première ligne et plus de 170.000 euros en deuxième ligne.Le cancer de l'ovaire est la cinquième cause de décès par cancer chez les femmes. Environ 850 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en Belgique. Dans 70% des cas, la maladie est découverte à un stade avancé car elle ne provoque aucun symptôme particulier.