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" Les médecins restent les parents pauvres de cette note (lire en page 2) ", regrette le Dr Luc Herry. "Pendant 18 mois de lutte efficace contre le Covid-19, les médecins se sont adaptés chaque jour à cette pandémie. Ils se sont formés et informés sans cesse, ils ont réalisé des téléconsultations pour éviter les contagions, ils ont réinventé leur travail. Leur travail et leur responsabilité n'ont cessé d'augmenter durant ces mois, et leurs rémunérations ont fondu malgré les aides hospitalières et en médecine générale. Les médecins attendent du budget 2022 un juste retour du bon travail effectué. Le Comité de l'assurance reprend la norme de croissance de 2,5 %, mais une grande partie du budget ainsi libéré est consacrée à des mesures de réduction des coûts pour les patients. Il n'y a rien de mal à cela en soi, mais pour les médecins, il reste trop peu pour accroître la valeur de leurs prestations. En outre, il ne subsiste aucune marge de négociation au sein de la commission nationale médico-mutualiste."Le syndicat se déclare favorable au développement du dossier informatisé partagé entre tous les prestataires mais s'étonne du faible montant (50 millions) alloué à ce projet ambitieux. "Créer un dossier informatisé qui peut être partagé avec d'autres données ( Biologie, radiologie...) et d'autres prestataires de soins, demande beaucoup de travail, et ce travail doit être rémunéré. 50 millions, cela fait un peu plus de 1.000 d'euros par médecin par an. Soit 15 heures de travail à 80 euros l'heure durant une année, soit 20 minutes par semaine !"Le syndicat précise qu'il reste ouvert à de nouvelles concertations avant le vote définitif du budget 2022 lors du Conseil général de l'Inami le 18 octobre.