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Le syndicat médical prévient d'emblée : " si des économies supplémentaires devaient être imposées à notre secteur - y compris dans les semaines à venir dans le cadre du conclave budgétaire - ce document n'aurait plus aucun sens pour nous. " Le Cartel regrette que "la totalité de la marge budgétaire est allouée à la ligne transversale (les "objectifs de santé et soins appropriés", NDLR) et qu'il n'y a pas de marge de manoeuvre pour que les secteurs respectifs concluent encore des accords. Pourtant, l'accord de gouvernement mentionne que la norme de croissance doit également rendre possible de nouvelles initiatives en matière de soins de santé qui contribuent à atteindre les objectifs proposés en matière de soins de santé et à réduire la facture des patients. La norme de croissance de 2,5% est à peine suffisante pour suivre l'évolution de la démographie, du vieillissement, des progrès technologiques, etc. On constate par exemple que pour la première fois depuis longtemps, le nombre de patients dans le secteur des soins augmente. Nous constatons, par exemple, qu'il n'y a pas de budget supplémentaire pour le service de garde de semaine des médecins généralistes, ni pour les coopérations fonctionnelles. Ni pour la revalorisation indispensable des consultations. "Le Cartel s'interroge encore sur la justification des projets de soins transversaux en termes de contenu, de concept et de financement. Et d'ajouter que le syndicat n'est pas du tout d'accord avec " l'affirmation de certains de nos collègues - il nous revient que ce serait la position d'AADM- selon laquelle, dans les prochaines années, de plus en plus de ressources devraient être allouées aveuglément à cette ligne transversale. Ils ont fait de ces mots magiques une sorte de religion pour laquelle tous les autres arguments doivent céder la place. C'est ce qu'on appelle avoir une vision. Les fondements scientifiques semblent devoir faire place à l'idéologie et au politiquement correct. "Le Cartel réclame de la transparence et de l'efficacité dans les dépenses et la distribution des ressources pour les soins transversaux et non de nouvelles structures bureaucratiques. " Les médecins devraient continuer à jouer un rôle important dans ce domaine, étant donné leur rôle central dans le système de santé et le budget important qu'ils représentent. Nous voulons des garanties strictes que tout gain d'efficacité puisse être réinvesti dans le secteur des honoraires des médecins. Nous demandons que, dans les années à venir, une partie significative de notre marge budgétaire nous reste allouée afin de donner une nouvelle chance à la conclusion de nouveaux accords. "Les quatre représentants du Cartel (Thomas Gevaert et Michel Creemers (ASGB), Paul De Munck (GBO) et Jonathan Brauner (Modes) préviennent : " si nous sommes soumis à la même procédure pour le budget 2023 et des années suivantes, nous voterons inévitablement contre. Si le gouvernement veut continuer à lier l'accessibilité des soins à un taux de convention élevé, il doit avant tout continuer à impliquer les médecins dans le modèle