"La situation épidémiologique ne le permet pas. Je proposerai de mettre les assouplissements sur pause à Bruxelles. On maintient l'arrêté ministériel tel qu'il est avec les mesures que l'on connaît", a-t-il déclaré au micro de Bel-RTL.

Après un mois, une évaluation de la situation sera faite. Quelques assouplissements pourraient toutefois entrer en application à Bruxelles, notamment la disparition de la bulle sociale ou la possibilité d'organiser des événements avec plus de monde dès lors qu'un covid safe ticket est réclamé. Le ministre-président régional s'est d'ailleurs dit favorable à l'extension de ce système comme dans d'autres pays qui ont mis en oeuvre un pass sanitaire. "La question mérite d'être débattue", a-t-il ajouté.

Le chef du gouvernement bruxellois plaide pour une intensification des contrôles. Il estime également qu'un "travail d'information et de conviction" doit être mené dans la population de la Région, particulièrement chez les plus jeunes dont le taux de vaccination est trop faible. Selon lui, la campagne de vaccination doit être plus décentralisée, y compris en faisant du porte-à-porte. Des expériences de ce type seront menées à partir du mois de septembre.

Le comité de concertation discutera également de la façon dont sera organisée la fin de la phase fédérale de gestion de crise qui laissera l'autonomie à chaque Région. M. Vervoort se montre sceptique. A ses yeux, dans un fédéralisme dit de coopération, les Régions et le fédéral devront continuer à travailler ensemble. "Je ne suis pas de ceux qui pensent que, demain, les Régions seront aptes", a-t-il souligné.

Bruxelles est à la traîne dans la vaccination. Le socialiste met en avant des problèmes que connaissent toutes les grandes villes. Il s'est refusé à blâmer le travail fourni dans la capitale.

"Je reconnais que les chiffres ne sont pas bons, mais dire que l'on a failli serait injurieux pour les équipes. Ce n'est pas vrai. Nos centres ont fonctionné de manière remarquable. Dire que l'on n'a pas fait d'information, c'est faux. On a travaillé avec les communes, les associations, les cultes, des influenceurs... Mais quand une communauté, pour des raisons religieuses ou de superstition, délivre des messages d'ignorance, c'est difficile à contrer. Et quand on voit les couillonnades que des personnes de niveau bac +5 écrivent sur Facebook, c'est effrayant?!", a-t-il expliqué, interrogé dans LEcho.

Belga

Les entreprises bruxelloises invitées à prendre part à la vaccination

L'organisation patronale bruxelloise Beci appelle les entreprises bruxelloises à proposer la vaccination sur le lieu de travail ou dans l'entreprise. "Plus de 150.000 personnes supplémentaires doivent être vaccinées si Bruxelles veut atteindre un taux de vaccination acceptable chez les plus de 18 ans. Les entreprises bruxelloises vont contribuer à porter la couverture vaccinale à des niveaux acceptables", commente Beci dans un communiqué diffusé jeudi.

L'organisation rappelle que de nombreux membres disposent déjà d'une expérience de l'administration de vaccins pour la vaccination annuelle contre la grippe et estime donc qu'il est possible de faire de même pour le vaccin contre le coronavirus.

"Aujourd'hui, l'appel est envoyé à toutes les entreprises bruxelloises. À partir de 10 personnes qui s'inscrivent pour se faire vacciner, un rendez-vous est pris pour un moment de vaccination dans l'entreprise. L'équipe de vaccination de la Cocom (Commission communautaire commune) fournira vaccins et personnel médical. Un médecin est présent pour répondre aux questions des personnes qui ont encore des doutes ou des inquiétudes. L'employeur fournit un local adapté, l'électricité et une connexion internet."

"La situation épidémiologique ne le permet pas. Je proposerai de mettre les assouplissements sur pause à Bruxelles. On maintient l'arrêté ministériel tel qu'il est avec les mesures que l'on connaît", a-t-il déclaré au micro de Bel-RTL.Après un mois, une évaluation de la situation sera faite. Quelques assouplissements pourraient toutefois entrer en application à Bruxelles, notamment la disparition de la bulle sociale ou la possibilité d'organiser des événements avec plus de monde dès lors qu'un covid safe ticket est réclamé. Le ministre-président régional s'est d'ailleurs dit favorable à l'extension de ce système comme dans d'autres pays qui ont mis en oeuvre un pass sanitaire. "La question mérite d'être débattue", a-t-il ajouté.Le chef du gouvernement bruxellois plaide pour une intensification des contrôles. Il estime également qu'un "travail d'information et de conviction" doit être mené dans la population de la Région, particulièrement chez les plus jeunes dont le taux de vaccination est trop faible. Selon lui, la campagne de vaccination doit être plus décentralisée, y compris en faisant du porte-à-porte. Des expériences de ce type seront menées à partir du mois de septembre.Le comité de concertation discutera également de la façon dont sera organisée la fin de la phase fédérale de gestion de crise qui laissera l'autonomie à chaque Région. M. Vervoort se montre sceptique. A ses yeux, dans un fédéralisme dit de coopération, les Régions et le fédéral devront continuer à travailler ensemble. "Je ne suis pas de ceux qui pensent que, demain, les Régions seront aptes", a-t-il souligné.Bruxelles est à la traîne dans la vaccination. Le socialiste met en avant des problèmes que connaissent toutes les grandes villes. Il s'est refusé à blâmer le travail fourni dans la capitale. "Je reconnais que les chiffres ne sont pas bons, mais dire que l'on a failli serait injurieux pour les équipes. Ce n'est pas vrai. Nos centres ont fonctionné de manière remarquable. Dire que l'on n'a pas fait d'information, c'est faux. On a travaillé avec les communes, les associations, les cultes, des influenceurs... Mais quand une communauté, pour des raisons religieuses ou de superstition, délivre des messages d'ignorance, c'est difficile à contrer. Et quand on voit les couillonnades que des personnes de niveau bac +5 écrivent sur Facebook, c'est effrayant?!", a-t-il expliqué, interrogé dans LEcho.Belga