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Il circule depuis pas mal de temps à Bruxelles l'idée de fusionner le poste de garde en médecine générale dans la capitale. L'idée est à côté de petites gardes dans lesquelles le bilinguisme n'est pas garanti, d'organiser une garde centrale bilingue.Mais lors d'une assemblée générale extraordinaire de la BHAK qui a eu lieu vendredi dernier, la majorité des membres (près de 55%) se sont prononcés contre cette fusion. L'Inami subsidiant le projet, il a fallu un quorum spécial des MG qui participent réellement à la garde. L'Inami exigeait également une majorité " spéciale " avec un maximum de 30% d'opposants. Or le vote a débouché sur un pourcentage de refus plus importantJuste avant, la N-VA avait quelque peu mis de l'huile sur le feu plus tôt dans la journée faisait part de sa crainte de voir les patients néerlandophones de Bruxelles ne plus être pris en charge en néerlandais par le service de garde.Le conseil d'administration du BHAK va toutefois examiner comment il peut poursuivre la négociation avec le cercle francophone.BHAK souligne qu'il y aura un médecin néerlandophone de garde pendant les heures de garde officielles. "Sans quoi, le BHAK ne s'inscrirait plus dans un système de garde commun. Si la prestation pour les patients néerlandophones est menacée à l'avenir, le BHAK mettra fin à toute forme de collaboration." Pro et contra Les tenants néerlandophones de la fusion avec les francophones y voient certains avantages. Ils devraient faire moins de garde car des MG francophones participeraient au rôle de garde bilingue.Les opposants néerlandophones craignent que la sécurité des patients flamands de Bruxelles ne soient pas suffisamment assurée. Pour eux, ces patients doivent être soignés par des médecins néerlandophones.Parallèlement, le personnel du BHAK pourrait être mis sous pression. Et l'actuel télésecrétariat flamand de Bruxelles devrait alors disparaître.Cependant, les membres du BHAK ne sont pas rétifs à ouvrir des dispensaires permanents à la place des postes de garde. Ces dispensaires pourraient accueillir des patients allochtones même si ce serait mieux de les aiguiller vers des pratiques de MG traditionnelles.