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Les chercheurs du National Cancer Institute aux États-Unis ont exploité les données de consommation de 447.357 Américains blancs non-hispaniques, âgés de 50 à 71 ans, exempts de cancer au départ de l'étude et suivis en moyenne durant 10 ans. Durant ce laps de temps, 2.904 mélanomes malins et 1.874 mélanomes in situ se sont déclarés. Résultat : par rapport aux personnes ne consommant pas de café, ceux qui en boivent à forte dose (plus de quatre tasses par jour) ont un risque réduit de 20% de mélanome malin, un effet qui ne se produit pas à l'égard du mélanome in situ. Par ailleurs, le décaféiné ne confère aucune protection. Les auteurs insistent sur le fait qu'il s'agit de résultats préliminaires qui doivent être confirmés dans d'autres populations mais ils avancent une piste d'explication : outre la caféine, le petit noir contient de nombreux composés bioactifs qui supprimeraient la cancérogenèse, réduiraient les inflammations ainsi que le stress oxydatif et les dommages causés à l'ADN des cellules, et protégeraient la peau des rayons UV.