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Une note qui comprend cinq points a été présentée en médico-mut concernant la biologie clinique. Le point difficile à avaler pour les médecins, c'est le devoir d'information envers le patient. Lorsqu'un généraliste fait, par exemple, analyser le sang d'un patient, il doit pouvoir dire à ce dernier si cela rentre dans le tarif conventionné. " C'est problématique dans le cas où travaillent dans le laboratoire des biologistes cliniques conventionnés et des biologistes non conventionnés ", explique le Dr Marc Moens, vice-président de l'Absym.Les quatre autres points sont les suivants : premièrement, des honoraires forfaitaires ne peuvent faire l'objet de suppléments. Deuxièmement, les biologistes cliniques conventionnés ne peuvent plus facturer de " pseudosuppléments " pour l'administratif ou le prélèvement. Troisièmement, des biologistes cliniques non conventionnés (ou partiellement conventionnés) peuvent facturer des suppléments pour des prestations, à la seule condition qu'ils aient effectué eux-mêmes ces prestations. Enfin, le patient devra recevoir une preuve de paiement, comme le prévoit la loi sur la transparence. " La Mutualité chrétienne s'oppose au troisième point. Elle souhaite faire interdira tous les suppléments. " Les autres mutuelles ne se sont pas exprimées sur ce sujet au cours de la réunion ", constate Marc Moens. " J'ai demandé un vote, mais le président a préféré diplomatiquement reporter la décision à juin. Ce sera alors urgent, car la Ministre attend une proposition pour la fin de ce mois. "La discussion sur les suppléments soulève d'ailleurs d'autres points de dissension.La génétique humaine occupe une cinquantaine de médecins qui appliquent tous les tarifs conventionnés. Le problème, c'est qu'il n'existe pas de nomenclature pour de nombreux tests et qu'aucun remboursement n'est prévu. Les médecins répercutent donc les frais sur le patient. La distinction entre les suppléments et les prestations hors-nomenclature n'est pas non plus visible sur l'attestation ou le support magnétique.Concernant la pathologie anatomique, un problème se pose au niveau du frottis du col de l'utérus. Dans 90% des cas, on utilise la thin layer cytology en lieu et place du frottis cervico-vaginal classique. Cette nouvelle méthode permet des résultats plus qualitatifs, mais la collecte de prélèvement est onéreux. " 10,4% des anatomopathologistes ne sont pas conventionnés et 8,6% le sont partiellement. Ces derniers vont par exemple effectuer un frottis du col de l'utérus dans des blocs où ils travaillent au tarif non conventionné et facturent donc un supplément pour la réception de prélèvement. "Cela gène l'Inami, puisque le but est que le dépistage soit gratuit pour tous, mais lorsque les anatomopathologistes facturent un supplément, ce n'est plus le cas. L'Inami estime que les frais de réception devraient être compris dans le tarif de remboursement, ce qui coûterait un à trois millions d'euros. Il n'y a pas d'argent pour ça actuellement. La discussion est donc provisoirement mise de côté, mais elle reviendra certainement sur la table.