"Il n'y a pas de données connues concernant la qualité, l'efficacité et la sécurité du vaccin russe", a déclaré une porte-parole du ministère au groupe de presse régional allemand RND, rappelant qu'au sein de l'Union européenne, "la sécurité des patients est la première des priorités".

Le président russe a annoncé que la Russie avait développé le "premier" vaccin contre le coronavirus, baptisé "Spoutnik V", une affirmation qui selon l'OMS doit encore être vérifiée indépendamment et scientifiquement.

L'annonce russe et l'ambition de mettre en production le vaccin dès septembre interviennent alors même que les essais ne sont pas terminés et que leur phase 3, auprès de milliers de sujets, ne doit commencer que mercredi.

"Il faut démontrer que le rapport utilisation-risques du vaccin est positif avant qu'il ne soit diffusé pour un large public", a encore souligné la porte-parole qui a précisé que Berlin n'avait pas de contacts actuellement avec les Russes sur ce sujet.

"L'autorisation d'un vaccin en Europe présuppose, outre la preuve de sa qualité pharmaceutique, des connaissances suffisantes tirées des essais cliniques pour prouver l'efficacité et l'innocuité" du médicament, a poursuivi la porte-parole.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a affirmé qu'avant toute "pré-qualification" de sa part, elle devait examiner par des "procédés rigoureux" l'ensemble des données "recueillies lors d'essais cliniques" tandis que du côté de la communauté scientifique étrangère, le doute est de mise.

Le président philippin se porte volontaire pour tester le vaccin russe (actualisé à 12:53)

Le président philippin Rodrigo Duterte a accepté de servir de cobaye et de se faire inoculer un nouveau vaccin russe contre le coronavirus, a annoncé mercredi son porte-parole.

Cette annonce intervient au lendemain de l'annonce par le président russe Vladimir Poutine du développement par son pays du "premier" vaccin contre le Covid-19 assurant une "immunité durable". Cependant, de nombreux scientifiques occidentaux ont fait part de leur scepticisme quant à la rapidité avec laquelle ce vaccin aurait été mis au point.

L'Organisation mondiale de la Santé a réagi prudemment, rappelant que la "pré-qualification" et l'homologation d'un vaccin passaient par des procédures "rigoureuses".

Ces mises en garde n'ont pourtant pas empêché Manille de se porter volontaire pour participer aux essais cliniques proposés par la Russie.

Les autorités sanitaires philippines ont indiqué qu'elles ont rencontré le centre russe Gamaleya qui l'a développé.

Le président Poutine a affirmé que l'une de ses filles s'est fait inoculer le vaccin baptisé "Spoutnik V" (V comme vaccin, ndlr), en référence à la victoire politico-scientifique russe qu'était la mise en orbite du satellite du même nom en pleine Guerre froide.

Le président philippin a fait part de sa "grande confiance" dans les efforts déployés par la Russie pour mettre fin à la pandémie.

Ce pays d'environ 107 millions d'habitants continue de lutter contre l'épidémie de coronavirus qui a déjà contaminé plus de 143.000 personnes et fait plus de 2.400 morts.

Les Philippines sont le deuxième pays le plus touché d'Asie du Sud-Est après l'Indonésie.

La semaine dernière, plus de 27 millions de personnes ont reçu l'ordre de rester confinées à leur domicile, notamment à Manille et dans les régions situées près de la capitale.

"Il n'y a pas de données connues concernant la qualité, l'efficacité et la sécurité du vaccin russe", a déclaré une porte-parole du ministère au groupe de presse régional allemand RND, rappelant qu'au sein de l'Union européenne, "la sécurité des patients est la première des priorités". Le président russe a annoncé que la Russie avait développé le "premier" vaccin contre le coronavirus, baptisé "Spoutnik V", une affirmation qui selon l'OMS doit encore être vérifiée indépendamment et scientifiquement. L'annonce russe et l'ambition de mettre en production le vaccin dès septembre interviennent alors même que les essais ne sont pas terminés et que leur phase 3, auprès de milliers de sujets, ne doit commencer que mercredi. "Il faut démontrer que le rapport utilisation-risques du vaccin est positif avant qu'il ne soit diffusé pour un large public", a encore souligné la porte-parole qui a précisé que Berlin n'avait pas de contacts actuellement avec les Russes sur ce sujet. "L'autorisation d'un vaccin en Europe présuppose, outre la preuve de sa qualité pharmaceutique, des connaissances suffisantes tirées des essais cliniques pour prouver l'efficacité et l'innocuité" du médicament, a poursuivi la porte-parole. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a affirmé qu'avant toute "pré-qualification" de sa part, elle devait examiner par des "procédés rigoureux" l'ensemble des données "recueillies lors d'essais cliniques" tandis que du côté de la communauté scientifique étrangère, le doute est de mise.