PS et N-VA sont antinomiques mais il n'est pas possible, démocratiquement, d'écarter les deux premiers partis de Belgique du pouvoir même s'ils sont tous les deux des perdants. Des élections anticipées seraient défavorables au MR (pas en ordre de marche sans président et privé de Michel et Reynders) et au CDH (qui n'aurait pas eu le temps de se refaire une virginité dans l'opposition). Elles pourraient être favorables au PS (comme sauveur) mais aussi au Vlaams Belang dont on annonce dans les sondages qu'il dépassera bientôt la N-VA.

Le PS rêve toujours d'un gouvernement rose-bleu-vert sans la N-VA mais pas sûr qu'il y croie. La politique du pourrissement a ses limites.

Notre pays doit de toute façon se préparer à approfondir le (con)fédéralisme.

La Justice, la police, la migration régionalisées pourraient être le horsd'oeuvre d'une Flandre qui voit à cet égard les choses de manière radicalement différente.

Alors que les allocations familiales sont déjà régionalisées, rien n'empêche que les pensions le soient à terme. Le vieillissement de la population en Flandre étant plus prononcé, c'est une opération budgétairement intéressante pour le sud du pays.

Ce n'est pas le cas du système de soins de santé pour lequel la Flandre est plus contributrice aux recettes et la Wallonie plus touchée par les maladies post-industrielles et de civilisation.

Notre joyau d'accessibilité et de qualité de la médecine resterait donc, en dernier lieu, dans le giron fédéral.

Mais évoluer lentement vers une sorte de " (Con)fédéralisme à quatre " (Flandre, Wallonie, Bruxelles, cantons allemands) avec maintien des solidarités (6,4 milliards de transfert nord-sud/an) serait une solution pour décoincer la situation institutionnelle. D'autant que, selon la BNB, la contribution flamande à la sécu devrait nettement diminuer : elle passera de 2% du PIB en 2019 à 0,8% en 2030...