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La thématique est large. Mais au Charleroi espace meeting européen (Ceme) de Dampremy, l'accent était surtout mis sur la multidisci-plinarité. " Effectivement, cette année était l'occasion de s'ouvrir à d'autres professions ", explique le Dr Pierre Bets, vice-président et responsable de la communication de la FAGC.Pour les généralistes, s'ouvrir à d'autres professions, c'est d'abord améliorer la connaissance des partenaires présents au sein de la première ligne. La FAGC a misé sur quatre ateliers pour informer des services présents dans la grande région. Des services dont les prestataires n'ont pas forcément connaissance. " Sur Charleroi, il ne manque rien, mais beaucoup de services sont inconnus des prestataires ", confirme le Dr Bets.Pharmaciens et psychologues ont notamment été mis à l'honneur par le biais du projet Vidis pour les premiers - le jdM y reviendra dans une prochaine édition - et du réseau Mosaïque pour les seconds (voir encadré).La journée scientifique de la FAGC est organisée tous les deux ans. En 2017, l'accent était mis sur le partage des données entre prestataires. S'il y avait alors des craintes, notamment au niveau de l'outil informatique, cela n'est plus le cas aujourd'hui. Le partage des données est même devenu évident." Le dossier partagé est essentiel pour mettre en oeuvre la multidisciplinarité ", acquiesce le vice-président de la FAGC. " C'est une condition sine qua non. Pour faire avancer ce dossier partagé, l'État doit nous aider. C'est du donnant-donnant : il faut inciter les prestataires à participer, par exemple en récompensant le travail fourni. Car cela prend du temps d'encoder les données. Particulièrement en visite à domicile. "La multidisciplinarité est encore favorisée dans la région par la proximité du cercle avec de nombreux services connexes. " La FAGC est proche des Réseaux locaux multidisciplinaires ( RLM), des Services intégrés de soins à domicile (Sisd), de la plateforme de soins palliatifs ", note Pierre Bets. " On sait que dans un futur proche, toutes ces structures devront probablement être rassemblées. Cela a déjà été fait à Bruxelles. Ce sera donc une mégastructure, une sorte de Maison de la première ligne, où on devra interagir encore beaucoup plus que ce que l'on fait actuellement. " Qui sait, la prochaine édition sera peut-être une journée de la première ligne et plus uniquement de la FAGC ?