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Aujourd'hui, la règle veut, aux Pays-Bas comme en Belgique, qu'un homme qui a eu des relations sexuelles avec un autre homme de peut pas donner son sang. Mais la ministre Schippers examine la possibilité à l'avenir d'une " file d'attente " de 12 mois. " Après une période de 12 mois après la dernière relation sexuelle, le donneur sort du bannissement permanent ", explique-t-elle. Sans que cela mette en péril la sécurité des produits sanguins.La présidente du COC (Association néerlandaise des patients hémophiles), Tanja Ineke, trouve cette proposition " très décevante ". " Pour nous aussi la sécurité sanguine est essentielle mais cette politique reste discriminatoire sans nécessité. La proposition est tardive et timide. "Selon Mme Ineke, en effet, les homos masculins [NDLR : à moins d'être abstinents] ne peuvent toujours pas donner leur sang dans le cadre de cette nouvelle politique même s'ils pratiquent le safe sex. " C'est en fait une politique qui, en pratique, ne convient qu'aux bisexuels masculins qui ont une relation monogame de longue durée avec une femme. "En France, l'ouverture aux donneurs "par étapes", a indiqué la ministre Touraine. "A partir de printemps 2016, le "don de sang total" - la forme de don la plus courante où toutes les composantes du sang (cellules et plasma) sont prélevées - sera ouvert aux hommes qui n'auront pas eu de relations homosexuelles depuis douze mois, après un questionnaire et un entretien", explique levif.be. "Deuxième possibilité, toujours à partir du printemps 2016: les hommes qui, au cours des quatre derniers mois, n'ont pas eu de relation homosexuelle ou ont eu un seul partenaire, pourront donner leur plasma (partie liquide du sang), grâce à la création d'une filière sécurisée où il sera mis en quarantaine pendant deux mois et demi environ pour s'assurer de son innocuité."