Après l'épidémie : davantage de chômage et de malades

Parallèlement aux effets du virus sur la santé, nous pouvons nous attendre à ce que le confinement et la récession économique aient des conséquences négatives sur le moral et l'état de forme de chacun. Il pourrait y avoir des effets jusqu'à 3 ans après le confinement. Les personnes placées en isolement sont évidemment concernées. La situation a également un impact sur les soins de santé : la possibilité de développer des troubles psychologiques est 3 à 4 fois plus élevée qu'en situation normale.

Tout comme l'oxygène est essentiel pour le rétablissement des patients covid-19, le travail est primordial pour que la société puisse se redresser.

Il y aura non seulement plus de chercheurs d'emploi, mais aussi plus de malades. Cette crise ne fera pas exception. En partie à cause des contaminations, mais aussi à cause du stress, de la frustration, de l'isolement et de la récession économique qui nous attend.

Le travail comme bulle d'oxygène

Il y a des leçons intéressantes à tirer des pandémies et récessions précédentes : le retour au travail et le travail " tout court " sont des éléments importants d'une certaine renaissance de la société. Le travail est non seulement important financièrement, mais c'est aussi un des facteurs les plus importants dans la prévention des problèmes de santé mentale.

Il est temps d'ajouter aux mesures sanitaires des mesures préventives pour éviter un pic de chercheurs d'emploi et de travailleurs malades. Tout comme l'oxygène est essentiel pour le rétablissement des patients atteints du covid-19, le travail est primordial pour que la société puisse se redresser. Le travail donne de l'oxygène financier et mental.

Prenons tous l'engagement d'éviter un tel pic. Nous savons maintenant que nous le pouvons. Dans les décisions à prendre dans les prochaines semaines pour relancer l'économie, accordons une attention suffisante à l'importance du travail en particulier pour les personnes vulnérables.

N'oublions personne

C'est avec cette ambition que nous formulons trois recommandations basées sur notre expertise partagée :

1. Décideurs et scientifiques, montrez votre conviction que le " travail est un levier " en l'exprimant et en l'incluant dans les scénarios de déconfinement. Mettez l'accent sur les actions qui favorisent le retour au travail, précisez comment cela peut se dérouler dans les conditions les plus sûres et prévoyez des ressources supplémentaires pour un accompagnement intensif des personnes les plus vulnérables. Utilisez pour cela les structures et organisations existantes. Renforcez-les et impliquez-les. Donnez-leur le mandat, la mission et les ressources nécessaires pour effectuer cette mission.

2. Employeurs, démontrez votre esprit d'entreprise inclusif. Les PME en particulier sont un important moteur de solidarité. Continuez à tenir compte de cela et vous réaliserez que le degré d'inclusion déterminera la viabilité de votre entreprise à long terme.

3. Syndicats et groupes d'intérêt, continuez de vous concentrer sur vos points forts : motiver, stimuler et faciliter les lieux de travail inclusifs, et partagez avec nous l'importance de reprendre rapidement en en sécurité le chemin du travail. Un travail sûr et de qualité prévient les problèmes de santé.

Faisons les efforts nécessaires ensemble pour assurer un retour au travail sûr pour toutes et tous : les personnes en bonne santé et celles qui sont en convalescence. Quiconque veut et peut travailler devrait avoir cette possibilité. Et cela, dans un rythme qui lui convient. Nos organisations et nos collaborateurs sont prêts à se joindre à tous ceux qui souhaitent apporter leur pierre à l'édifice, à s'unir pour donner des perspectives d'emploi.

Aujourd'hui plus que jamais, n'oublions personne.

Lettre ouverte signée par Lode Godderis (KUL et IDEWE), Luc Henau (GTB), Jos Wouters (Handicap en Arbeid), Caroline Mancel (Actiris), Grégor Chapelle (Actiris), Marie-Kristine Vanbockestal (FOREM), Olivia P'tito (Bruxelles Formation), Robert Nelles (ADG), Wim Adriaens (VDAB), Wendy Ranschaert (VDAB) et François Perl (INAMI), Synerjob.

Parallèlement aux effets du virus sur la santé, nous pouvons nous attendre à ce que le confinement et la récession économique aient des conséquences négatives sur le moral et l'état de forme de chacun. Il pourrait y avoir des effets jusqu'à 3 ans après le confinement. Les personnes placées en isolement sont évidemment concernées. La situation a également un impact sur les soins de santé : la possibilité de développer des troubles psychologiques est 3 à 4 fois plus élevée qu'en situation normale.Il y aura non seulement plus de chercheurs d'emploi, mais aussi plus de malades. Cette crise ne fera pas exception. En partie à cause des contaminations, mais aussi à cause du stress, de la frustration, de l'isolement et de la récession économique qui nous attend.Il y a des leçons intéressantes à tirer des pandémies et récessions précédentes : le retour au travail et le travail " tout court " sont des éléments importants d'une certaine renaissance de la société. Le travail est non seulement important financièrement, mais c'est aussi un des facteurs les plus importants dans la prévention des problèmes de santé mentale.Il est temps d'ajouter aux mesures sanitaires des mesures préventives pour éviter un pic de chercheurs d'emploi et de travailleurs malades. Tout comme l'oxygène est essentiel pour le rétablissement des patients atteints du covid-19, le travail est primordial pour que la société puisse se redresser. Le travail donne de l'oxygène financier et mental.Prenons tous l'engagement d'éviter un tel pic. Nous savons maintenant que nous le pouvons. Dans les décisions à prendre dans les prochaines semaines pour relancer l'économie, accordons une attention suffisante à l'importance du travail en particulier pour les personnes vulnérables.C'est avec cette ambition que nous formulons trois recommandations basées sur notre expertise partagée :1. Décideurs et scientifiques, montrez votre conviction que le " travail est un levier " en l'exprimant et en l'incluant dans les scénarios de déconfinement. Mettez l'accent sur les actions qui favorisent le retour au travail, précisez comment cela peut se dérouler dans les conditions les plus sûres et prévoyez des ressources supplémentaires pour un accompagnement intensif des personnes les plus vulnérables. Utilisez pour cela les structures et organisations existantes. Renforcez-les et impliquez-les. Donnez-leur le mandat, la mission et les ressources nécessaires pour effectuer cette mission.2. Employeurs, démontrez votre esprit d'entreprise inclusif. Les PME en particulier sont un important moteur de solidarité. Continuez à tenir compte de cela et vous réaliserez que le degré d'inclusion déterminera la viabilité de votre entreprise à long terme.3. Syndicats et groupes d'intérêt, continuez de vous concentrer sur vos points forts : motiver, stimuler et faciliter les lieux de travail inclusifs, et partagez avec nous l'importance de reprendre rapidement en en sécurité le chemin du travail. Un travail sûr et de qualité prévient les problèmes de santé.Faisons les efforts nécessaires ensemble pour assurer un retour au travail sûr pour toutes et tous : les personnes en bonne santé et celles qui sont en convalescence. Quiconque veut et peut travailler devrait avoir cette possibilité. Et cela, dans un rythme qui lui convient. Nos organisations et nos collaborateurs sont prêts à se joindre à tous ceux qui souhaitent apporter leur pierre à l'édifice, à s'unir pour donner des perspectives d'emploi.Aujourd'hui plus que jamais, n'oublions personne.Lettre ouverte signée par Lode Godderis (KUL et IDEWE), Luc Henau (GTB), Jos Wouters (Handicap en Arbeid), Caroline Mancel (Actiris), Grégor Chapelle (Actiris), Marie-Kristine Vanbockestal (FOREM), Olivia P'tito (Bruxelles Formation), Robert Nelles (ADG), Wim Adriaens (VDAB), Wendy Ranschaert (VDAB) et François Perl (INAMI), Synerjob.