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Au Parlement wallon, la députée PS, Olga Zrihen, attire son attention sur ce problème : " On remarque que les personnes en situation de précarité retardent leurs consultations médicales auprès d'un médecin généraliste. Parfois, confrontées à une situation nécessitant impérativement une visite médicale, elles se rendent plus souvent aux urgences hospitalières. En 2008, 1.921.569 patients avaient franchi la porte des urgences. En 2013, ils étaient 2.484.726, soit 29,31 % de plus. "De son côté, Maxime Prévot, ministre de la Santé, rappelle qu'il ne reste pas les bras croisés face à cette situation: " La Région wallonne soutient sept Relais Santé à Liège, Charleroi, Verviers, Tournai, Mons, Namur et La Louvière. L'organisation Médecins du monde est également très active. Les Relais Santé travaillent avec les professionnels de la santé et du social en sensibilisant les médecins généralistes, les maisons médicales et les maisons spécialistes aux besoins de ce public. "Un montant forfaitaire de 70 000 euros est alloué à chaque Relais Santé par la Région. " Ce n'est pas tout. De nombreuses mesures ne relèvent pas du domaine de compétence de la Wallonie, par exemple, la promotion des médicaments génériques et les tarifs de consultation, mais la Déclaration de Politique Régionale (DPR) prévoit des actions qui devraient permettre de diminuer le cou?t des soins pour les patients notamment en limitant les examens et les hospitalisations inutiles en informant mieux les patients, en optimalisant les trajectoires de soins et en améliorant l'autonomie des patients. Dans ces objectifs, la DPR propose en effet de mettre le médecin de famille au coeur de la première ligne de soins. " précise le ministre.Le ministre de la santé souligne aussi qu'il existe la FRATEM, ce système qui, rappelons-le, permet l'échange de données de santé entre les ho?pitaux et avec les médecins généralistes qui y sont inscrits. " Les avantages de ce système sont multiples: amélioration de la qualité et de la continuité des soins, diminutions des cou?ts liés aux examens médicaux inutiles, traitements facilités en cas d'urgence... Aujourd'hui, tous les ho?pitaux aigus wallons sauf un qui est en cours de connexion sont connectés au réseau santé wallon. Au 1er décembre 2014, 216.257 patients étaient inscrits sur la plateforme, soit plus du double de l'année dernière. " Sur le réseau santé wallon, 7.031.443 documents sont référencés, ils sont prêts à être échangés entre les médecins autorisés, c'est-à-dire entre médecins se trouvant entre un lien thérapeutique avec le patient. "Toute la population wallonne n'est pas encore couverte. Chaque citoyen peut s'inscrire, soit sur internet, soit auprès de son médecin ou de son ho?pital. Il a été convenu avec la FRATEM de mettre en place un plan de communication spécifique, rendant compte des avantages. Par exemple, le réseau santé wallon offre plus de services pour le patient que ses équivalents flamands, notamment pour gérer les droits d'accès des professionnels de la santé à des documents. "Mais encore faut-il que le patient connaisse son existence.