L'approbation, ce mardi en Commission Santé publique, de la note de politique générale Affaires sociales-politique de santé fournit l'occasion de revenir sur quelques points spécifiques des mesures prévues pour améliorer l'inclusion professionnelle, plus précisément au niveau de la prise en charge et la prévention du burn-out.

Dernièrement, la ministre Maggie De Block annonçait sur le plateau de l'émission De zevende Dag, la reconnaissance du burn-out comme maladie liée au travail, ce qui permet à Fedris (l'agence fédérale des risques professionnels) d'étudier les pistes d'actions possibles au niveau secondaire. Un groupe de travail planche sur la concrétisation d'un programme de soutien burn-out, à l'instar du programme-dos existant.

Les indépendants

Le régime des travailleurs indépendants fait l'objet d'une attention particulière dans cette note de politique générale concernant le burn-out. Les problèmes d'ordre psychique sont la deuxième cause d'incapacité de travail chez ces travailleurs, après les troubles musculo-squelettiques. Le nombre de travailleurs indépendants déclarés en incapacité de longue durée à la suite de problèmes psychiques est en hausse : il est passé de 3.980 personnes en 2011 à 5.035 personnes en 2015. Par ailleurs, l'augmentation procentuelle du nombre d'invalides souffrant d'une affection psychique augmente plus fortement que l'évolution du nombre total d'invalides (1).

Le groupe de travail de coordination burn-out devrait étudier l'utilité de la création d'un "budget santé", mis à disposition par la sécurité sociale des travailleurs indépendants et qui pourrait être utilisé par ces derniers au cours de leur carrière, pour le financement " de certains investissements concernant la prévention et le bien-être."

Un "budget santé" pourrait être mis à disposition des travailleurs indépendants pour le financement de certains investissements concernant la prévention et le bien-être.

L'accent mis par le gouvernement sur la réinsertion professionnelle (prévention tertiaire), avec notamment la mise en place depuis début décembre des trajectoires de réintégration au travail pour les malades de longue durée se traduira, pour les travailleurs indépendants, par une série de mesures adaptées à ce régime de travail particulier qui devraient entrer en vigueur dans le courant de l'année 2018.

La note de politique générale stipule qu'une responsabilisation des MG est au programme également, via la création de profils détaillant par type de pathologie "une sorte de durée standard de l'incapacité de travail totale temporaire." Attention aux profils "déviants", donc...

Enfin, autre point intéressant : des initiatives sont en vours pour renforcer la communication entre médecins traitants, médecins conseils et médecins du travail dans le suivi du patient en incapacité de travail. Au cours d'une journée organisée par l'Inami autour de la problématique de la réinsertion professionnelle (2), le réseau TRIO a été présenté par le Dr Evelyne Lenoir, responsable de la cellule santé et bien-être au travail de la SSMG (Société Scientifique de Médecine Générale). Mis en place dans 9 villes, ce système de mise en réseau des médecins généralistes, médecins conseils et médecins du travail semble prometteur pour un meilleur suivi du patient.

  1. Chiffres tirés de la réponse de la ministre à la députée Griet Smaers, CD&V Bulletin n° : B086 - Question et réponse écrite n° : 1033 - Législature : 54
  2. La réinsertion professionnelle, un investissement social ? vendredi 2/012/2016.
L'approbation, ce mardi en Commission Santé publique, de la note de politique générale Affaires sociales-politique de santé fournit l'occasion de revenir sur quelques points spécifiques des mesures prévues pour améliorer l'inclusion professionnelle, plus précisément au niveau de la prise en charge et la prévention du burn-out.Dernièrement, la ministre Maggie De Block annonçait sur le plateau de l'émission De zevende Dag, la reconnaissance du burn-out comme maladie liée au travail, ce qui permet à Fedris (l'agence fédérale des risques professionnels) d'étudier les pistes d'actions possibles au niveau secondaire. Un groupe de travail planche sur la concrétisation d'un programme de soutien burn-out, à l'instar du programme-dos existant.Le régime des travailleurs indépendants fait l'objet d'une attention particulière dans cette note de politique générale concernant le burn-out. Les problèmes d'ordre psychique sont la deuxième cause d'incapacité de travail chez ces travailleurs, après les troubles musculo-squelettiques. Le nombre de travailleurs indépendants déclarés en incapacité de longue durée à la suite de problèmes psychiques est en hausse : il est passé de 3.980 personnes en 2011 à 5.035 personnes en 2015. Par ailleurs, l'augmentation procentuelle du nombre d'invalides souffrant d'une affection psychique augmente plus fortement que l'évolution du nombre total d'invalides (1).Le groupe de travail de coordination burn-out devrait étudier l'utilité de la création d'un "budget santé", mis à disposition par la sécurité sociale des travailleurs indépendants et qui pourrait être utilisé par ces derniers au cours de leur carrière, pour le financement " de certains investissements concernant la prévention et le bien-être." L'accent mis par le gouvernement sur la réinsertion professionnelle (prévention tertiaire), avec notamment la mise en place depuis début décembre des trajectoires de réintégration au travail pour les malades de longue durée se traduira, pour les travailleurs indépendants, par une série de mesures adaptées à ce régime de travail particulier qui devraient entrer en vigueur dans le courant de l'année 2018.La note de politique générale stipule qu'une responsabilisation des MG est au programme également, via la création de profils détaillant par type de pathologie "une sorte de durée standard de l'incapacité de travail totale temporaire." Attention aux profils "déviants", donc...Enfin, autre point intéressant : des initiatives sont en vours pour renforcer la communication entre médecins traitants, médecins conseils et médecins du travail dans le suivi du patient en incapacité de travail. Au cours d'une journée organisée par l'Inami autour de la problématique de la réinsertion professionnelle (2), le réseau TRIO a été présenté par le Dr Evelyne Lenoir, responsable de la cellule santé et bien-être au travail de la SSMG (Société Scientifique de Médecine Générale). Mis en place dans 9 villes, ce système de mise en réseau des médecins généralistes, médecins conseils et médecins du travail semble prometteur pour un meilleur suivi du patient.