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L'autre nouveauté réside dans la possibilité pour les syndicats de médecins de " résilier l'accord de plein droit " en cas de décision unilatérale des autorités de faire des économies. Cela devrait rassurer le banc des médecins et leur donner le sentiment d'avoir une prise sur les événements. Quant à savoir s'il en sera ainsi dans les faits... Incontestablement, la réforme et la modernisation de l'accréditation (page 5) constituent une avancée importante. Personne n'en disconviendra. Il est fondamental que ce système, créé au cours de la première moitié des années 90, non sans protestation, soit modernisé au 21e siècle. Mais n'allons pas trop vite en besogne. De l'eau coulera encore sous les ponts. Work in progress. L'accord comprend une autre nouveauté, à savoir un chapitre d'introduction où il est question de vision à long terme. Cela ne concerne pas directement le corps médical, mais peut s'avérer crucial pour la politique de santé du pays. Ce qui est sûr, c'est que cet accord est pavé de bonnes intentions. La simplification administrative en est une. Tout le monde s'accorde à le dire, tout le monde le souhaite. Mais avant que cela ne devienne réalité, il faudra encore d'innombrables réunions et de nombreux palabres. Ces déclarations d'intention masquent un manquement majeur de cet accord : l'argent pour alimenter la machine. Les médecins verront ainsi, pour la deuxième année consécutive, un index leur passer sous le nez. La médico-mut a toutefois finalement réussi à trouver sept millions d'euros pour répondre à l'appel à l'aide (justifié) des gynécologues, qui demandent un complément d'urgence aux honoraires en cas d'accouchement naturel.