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Aujourd'hui, seules les grandes lignes du budget 2013 pour les soins de santé et l'assurance maladie sont connues. On remarque tout d'abord que le gouvernement ne touche pas au budget annuel d'un peu plus de 1,1 milliard d'euro pour les mutualités. Par contre, les services administratifs de l'INAMI voient leur budget diminuer.Pour l'ABSyM, les décisions concernant les économies qui devraient être prises dans le cadre de la Commission Nationale Médico-Mutualiste, sont secondaires par rapport aux décisions prises par le gouvernement et le parlement sur le projet de loi interdisant des suppléments en chambres communes et à deux lits et l'obligation du tiers payant social.L'ABSyM constate qu'il y a quand-même un groupe professionnel qui doit accepter une réduction d'index: les médecins. La ministre laisse la décision des modalités à la Commission nationale médico-mutualiste. De nouveau dividi ut imperes? Médecins généralistes contre spécialistes? Certains médecins un index et d'autres aucun index ou juste un index partiel comme dans l'Accord actuel 2012. Il ne restera que la moitié de la prime télématique pour les médecins généralistes et le budget ne mentionne pas les 8 millions d'euro promis pour les postes de garde. Cela signifie-t-il que les 8 millions d'euro ne seront plus attribués? Que les postes de gardes existants auront des problèmes financiers? Et que les postes prévus ne seront pas envisageables ?L'ABSyM regrette que - de nouveau - le gouvernement demande aux radiologues des sacrifices budgétaires lourds. Le gouvernement réclame non seulement une partie de leur index, mais également des économies supplémentaires de 20 millions d'euro. L'ABSyM ne peut que conclure qu'il ne s'agit pas d'une mesure pour protéger la population des effets néfastes de l'irradiation, mais d'une revanche de la part du gouvernement. Pour l'année 2012, grâce à l'ABSyM, les économies demandées aux radiologues avaient été diminuées de 47 millions d'euro à 30,5 millions d'euro.Autant le cadre légal, que le cadre budgétaire actuel, rendent le début des négociations pour un accord médico-mutualiste 2013-2014 quasi impossible.