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La communication autour du dossier laisse perplexe. Sur place, à moins d'avoir suivi le dossier intra-muros, impossible de saisir ne serait-ce qu'une infime partie de la complexité du dossier. Un sentiment confirmé par la majorité des interlocuteurs contactés. " Je dirai qu'un des points faibles, c'est la communication. On aurait imaginé, au RSW, que la ministre De Block mouille plus le maillot ", assume le vice-président de la Fratem. " La table ronde, par exemple, a été faite en 'stoemeling', avec peu de temps de préparation. Le fédéral aurait dû prendre les rênes plus tôt et mieux communiquer. Au niveau du RSW, on n'a aucun budget pour la communication."Quant à savoir si la communication n'était pas trop complexe, Frank Robben répond : " Pour avancer, il faut poser des mesures concrètes. Je suis d'accord, c'est complexe, mais ce plan d'action ne sert pas à informer le grand public. Il est utile pour ceux qui sont derrière, pour les groupes de travail. Il faut plébisciter la multidisciplinarité, inviter chaque prestataire de soin, généraliste, spécialiste, pharmacien à publier toutes les informations dont le patient a besoin in fine. "Pour sa part, Pablo d'Alcantara explique également que le public premier de la roadmap, ce ne sont pas les médecins. " Il est vrai que la cible, ce n'étaient pas les médecins, mais plutôt le secteur de la santé dans son ensemble. Je pense que le message des ministres à cette table ronde, c'était de dire 'on investit dans l'e-santé.' Point. "Et Frank Robben de conclure : " Ce qui est nécessaire pour le médecin, ce n'est pas d'être informé, c'est d'être formé. Il faut évoluer avec son temps. Ce n'est pas plus compliqué d'utiliser l'e-santé que de faire un virement électronique. Mais c'est un grand changement. "