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Encore une étape de franchie. Le projet d'arrêté royal de Maggie De Block fixant le budget pour les hôpitaux en 2016 a été validé vendredi par le Conseil des ministres. Le financement global des frais de fonctionnement s'élève ainsi à 7,366 milliards d'euros.Le calcul budgétaire s'est basé sur les dépenses réelles et intègre également les " décalages dans le temps et de l'intervention de l'État ou de l'Inami ", note l'administration du Premier ministre dans son communiqué.C'est ainsi, par exemple, que le budget 2015 avait été augmenté de près de 5 millions d'euros au début de l'année pour intégrer une nouvelle politique de santé. Il atteignait alors 8,16 milliards d'euros.En citant les deux montants successifs, une remarque s'impose alors. Le budget 2016 annoncé représente une énorme diminution par rapport à celui de l'exercice précédent, de l'ordre de 799 millions d'euros. Assainissement imprévu ? Comparaison n'est pas raison. Cette différence ne dévoile pas des mesures d'économie jusque-là cachées pour ne pas brusquer le secteur, fait-on comprendre au cabinet De Block." En réalité, le budget 2016 pour les hôpitaux ne diminue pas, il augmente même afin de permettre la réalisation d'investissements supplémentaires, par exemple dans l'ICT des hôpitaux ", indique Audrey Dorigo, attachée de presse de la ministre de la Santé.Pour rappel, Maggie De Block a misé 40 millions d'euros sur l'harmonisation des programmes informatiques entre hôpitaux afin de faciliter l'échange des données patient. Illusion arithmétique ? La disparition de ces centaines de millions d'euros d'un exercice budgétaire à l'autre s'expliquerait en fait par des raisons techniques, institutionnelles." La baisse apparente de budget est une conséquence de la 6e réforme de l'Etat. Il faut en effet soustraire les subsides A1-A3 (investissement dans les infrastructures), qui ont été transférés aux Régions ", précise l'attachée du cabinet De Block.Il est vrai que, fin de la semaine prochaine, les entités fédérées devront gérer seules le budget des infrastructures hospitalières et des services médico-techniques. Mais il y a encore un hic.Région wallonne, Flandre et Fédération Wallonie-Bruxelles n'ont toujours pas reçu de financement suffisant pour reprendre cette compétence. Elles doivent couvrir avec 600 millions d'euros de dotation les investissements déjà entrepris et à entreprendre. Alors que l'administration fédérale a estimé le besoin rien que pour les charges du passé à... 800 millions d'euros.À quand le règlement de comptes ? Les niveaux de pouvoir doivent trouver une solution ce mercredi 23 décembre en Comité de concertation.