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Environ 100 personnes ont fait valoir ce droit pour demander l'euthanasie au cours des deux dernières années. "Nous sommes inquiets par la banalisation croissante de l'euthanasie en fonction de souffrances psychiques", écrivent les spécialistes. Le professeur Ariane Bazan (ULB) évoque notamment le cas de malades dépressifs qui peuvent faire valoir ce droit à l'euthanasie alors que selon la science, la qualité du thérapeute dans le suivi de son patient joue un rôle plus déterminant que la thérapie elle-même.Alors que l'euthanasie a toujours suscité plus de débats en Flandre que dans la partie francophone du pays, l'Open Vld et le sp.a ont d'ores et déjà rejeté l'idée d'une adaptation de la loi. Ramener l'euthanasie pour des souffrances psychiques à la dépression est "un peu court", a commenté la présidente des libéraux flamands Gwendolyn Rutten selon qui les cas évoqués sont généralement des patients avec un long passé psychiatrique. Pour la députée Karin Jiroflée (sp.a), il s'agit effectivement surtout de personnes qui ont essayé toutes les thérapies possibles après de longues années de psychiatrie.