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En Belgique, 80% des femmes enceintes désirent procéder à un dépistage de la trisomie 21 (syndrome de Down). Selon la procédure actuelle, un test combiné est d'abord réalisé (échographie et analyse biochimique après une prise de sang). Lorsque le risque est jugé élevé, un test invasif (amniocentèse ou une biopsie de villosités choriales) est pratiqué.Cependant, des inconvénients subsistent, puisqu'un quart des foetus porteurs de la T21 ne sont pas identifiés par le test combiné. De plus, pour le test invasif, un risque de fausse-couche existe (1%). Avec le NIPT, cinquante fausses couches pourraient être évitées chaque année, selon les experts.En février, la ministre de la Santé publique, Maggie De Block, avait entamé des pourparlers avec l'INAMI au sujet du NIPT. Il en était ressorti que le remboursement accordé aux femmes appartenant au groupe à risques constituerait une économie. En effet, une telle faveur permettrait d'éviter les frais d'hôpitaux engendrés par des complications éventuelles en cas de test invasif. Mme De Block a demandé au Conseil technique médical de formuler une proposition concrète.Dans l'attente d'un remboursement complet du test, une coupole réunissant huit centres belges spécialisés dans la génétique a annoncé une baisse du prix du test de 70 euros.