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Au Comité de l'assurance de ce lundi 4 octobre, le vote a été acquis à l'unanimité du banc des organismes assureurs (22) et à une très large majorité du banc des prestataires (17 votes pour sur 22). Seul le représentant des kinés (AXXON) a voté contre. Les quatre représentants de l'Absym se sont abstenus. "Les deux représentants du GBO ont voté pour, tout en faisant part de solides réserves", signale Jean-Noël Godin, directeur du syndicat. "Cette proposition représente un nouveau souffle pour la politique des soins de santé et est la preuve que le modèle de la concertation fonctionne toujours dans notre pays", a réagi Frank Vandenbroucke, le ministre de la santé publique. "Elle est à la fois innovante dans le sens où elle s'appuie sur une nouvelle méthodologie basée sur des objectifs de soins de santé et où elle accroît l'accessibilité des soins pour le patient. Les bases d'une nouvelle façon de voir les choses en matière de politique de soins de santé ont été jetées. Il s'agit maintenant de construire sur ces fondations".En effet, dans cette proposition budgétaire, une nouvelle ligne budgétaire "objectifs de soins de santé et soins appropriés" est introduite pour "engager les ressources nécessaires aux actions relevant des objectifs de soins de santé ou soins appropriés". Ces ressources - estimées à 123,6 millions d'euros - seront trouvées dans la marge budgétaire disponible en 2022. "La marge disponible est allouée à des initiatives qui améliorent la santé publique et s'inscrivent dans le cadre du Quintuple Aim", précise le Comité de l'assurance qui a défini des actions prioritaires pour la prévention secondaire et tertiaire, l'amélioration de la qualité de vie, les soins appropriés et l'accessibilité financière. Pour le Comité de l'assurance, il est impératif de développer rapidement le dossier patient intégré, électronique et interprofessionnel. Les mutuelles et les prestataires de soins demandent que le budget affecté à ce développement ne relève pas du poste "prestations" du budget des soins de santé, mais d'autres postes de financement. "La Belgique occupe la 9e place dans le World Index of Healthcare Innovation. Le même index place la Belgique à la 22e place en ce qui concerne la digitalisation de la santé. La Belgique est innovante dans les soins de santé, mais preste moins bien sur le plan de la digitalisation. Les efforts demandés doivent permettre de faire mieux. L'importance de cette priorité nécessite un effort structurel de moyens supplémentaires", peut-on lire dans le rapport du Comité de l'assurance. Dans un souci de continuité, le Comité de l'assurance soutient dans sa proposition la poursuite des grands chantiers en cours (la révision de la nomenclature, la réforme du financement hospitalier, l'implémentation et le fonctionnement des réseaux hospitaliers, la maîtrise du budget des médicaments et la nouvelle convention avec les réseaux de santé mentale pour un meilleur accès aux soins psychologiques de première ligne). "Ces différents projets devraient également conduire à une accessibilité financière plus grande pour le patient", commente Frank Vandenbroucke. Lire ici les réserves du GBO sur la proposition budgétaire.