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L'ISP a constaté une période de mortalité excessive au sein de la population belge durant la période s'étalant du 10 février au 16 mars 2012. L'Institut qui n'est pas en possession des causes de mortalité individuelles, n'établit cependant aucun lien entre surmortalité et certaines causes précises. "Cette surmortalité de 17,4%, par rapport à la même période en 2011, a directement suivi la vague de froid qui s'est abattue sur le pays et coïncide avec le pic d'épidémie de grippe saisonnière. Ce sont principalement les personnes âgées de 65 ans et plus qui ont été touchées par ces décès", explique l'ISP.Les personnes dans la tranche d'âge 85 ans et plus ont connu une surmortalité de 26,4% (1.511 décès). Dans la tranche 65-84 ans, il y a eu 13.5% (955 décès) de surmortalité. Enfin, la population en-dessous de 65 ans a moins été exposée avec seulement 211 décès en plus (8%).L'hiver dernier, les conditions météos avaient été particulièrement rudes de la fin du mois de janvier à la mi-février (29/01 au 13/02). La Belgique, surtout le centre du pays, avait alors connu plus de 13 jours consécutifs où le thermomètre affichait moins de zéro degré. Quant à l'épidémie de grippe, elle a connu un pic du 6 février au 16 mars.Les conditions hivernales rudes et l'épidémie de grippe pourraient être liées à cette constatation. Ce sont les personnes âgées de 85 ans et plus qui ont payé un lourd tribut durant cette période. A titre de comparaison, la France, qui comme toute l'Europe fut touchée par la vague de froid au même moment, a connu une surmortalité total de 6.000 décès (13%) sur la la même période. Pour la canicule et les quelques journées de chaleurs tropicales que la Belgique a connu il y a quelques semaines, l'ISP ne dispose pas encore d'une avoir une vision définitive. Rien n'indiquerait cependant une augmentation significative du nombre de décès.