Certains des intrus avaient des "gestes violents et menaçants", a raconté à France Inter la directrice de l'hôpital Marie-Anne Ruder, qui était présente sur place lors de l'incident. Le personnel est "profondément choqué que l'hôpital puisse devenir une cible", a-t-elle ajouté.

Le directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch, a fait part de son "plein soutien" aux équipes de l'hôpital, "qui ont empêché la mise en danger de patients" par "une bande de manifestants/casseurs". Une plainte va être déposée, a-t-il annoncé.

Les intrus "se sont précipités vers le service chirurgical" et ont tenté d'y rentrer "alors que s'interposaient les personnels des services médicaux, les infirmières, internes (...) qui tenaient la porte avec toute la force qu'ils pouvaient avoir en criant +attention, ici il y a des patients+", a raconté M. Hirsch sur BFM-TV.

Selon le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, qui s'est rendu sur place en fin d'après-midi, l'hôpital a été "attaqué" par des dizaines de militants anticapitalistes d'ultragauche "black blocs".

Trente personnes ont été interpellées, a indiqué un policier au ministre lors de sa visite.

La Pitié-Salpêtrière est située à proximité de la place d'Italie, où le parcours de la manifestation syndicale a pris fin dans un nuage de gaz lacrymogène et après des heurts.

Un CRS, blessé à la tête pendant les heurts de l'après-midi, avait justement été admis dans cet établissement. M. Hirsch n'a toutefois pas pu dire si ces deux éléments étaient liés, ni si les intrus "fuyaient quelque chose".