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Le tribunal a considéré que la demande de suspension du prononcé aurait tendance à minimiser dans l'esprit du prévenu la gravité des faits commis, stigmatisant en outre la longueur de la période infractionnelle ainsi que la quantité très importante de produits.Cet ancien responsable d'un important organisme social verviétois est devenu accro au Captagon. Il a dès lors réalisé des centaines de fausses ordonnances afin de se procurer ce produit. Pour ce faire, il avait trafiqué le cachet d'un médecin, fabriqué lui-même des ordonnances en scannant des originaux ou en utilisant une fausse identité grâce à un cachet trafiqué.En 2008 déjà, lors d'une enquête de l'Agence fédérale des Médicaments et des Produits de Santé (AFMPS), un rapport mentionnait l'existence de 235 fausses ordonnances présentées dans 129 officines différentes. En janvier 2010, on comptabilisait des demandes pour un total de 274 boîtes de Captagon et 231 boîtes de Viagra ou Cialis, des stimulants sexuels.Au regard de ces quantités, le tribunal a considéré que le prévenu s'était également livré en partie à un trafic, lui-même n'ayant pu ingurgiter une telle quantité sans avoir de problèmes de santé, avait relevé un médecin légiste.Le prévenu est également condamné à une confiscation par équivalent de 6.205,6 euros représentant la valeur des médicaments.