La ministre rappelle que cela octroie au patient la certitude " que son prestataire de soins a toujours une vue correcte sur les médicaments qu'il prend ". " Les pharmaciens ne devront plus déchiffrer les gribouillis (sic). Et la transmission directe des documents du médecin au pharmacien via l'application sécurisée Recip-e rend la falsification impossible."

A partir du 1er janvier 2020, la prescription électronique deviendra obligatoire. Les médecins généralistes, les spécialistes, les dentistes et les sages-femmes seront uniquement autorisés à délivrer une prescription papier dans certaines situations spécifiques (par exemple lorsqu'une assistance médicale urgente est nécessaire).

De même, cette obligation ne s'applique pas aux prescripteurs en ambulatoire qui ont atteint l'âge de 64 ans au 1er janvier 2020. Elle ne porte pas sur les prescriptions médicales ambulatoires rédigées par un prescripteur en ambulatoire (médecin généraliste, médecin spécialiste, sage-femme ou dentiste) soit au domicile du patient, en maison de repos et maison de repos et de soins et cela indépendamment de l'âge du prescripteur.

Prochainement, l'impression de la prescription électronique délivrée au patient sous forme de code-barres et à transférer au pharmacien, disparaîtra aussi. Le pharmacien récupérera les ordonnances via l'eID. " L'objectif est d'y parvenir au cours du second semestre de l'année prochaine. "

Rappelons que depuis fin 2018, le portail MaSanté permet aux patients de consulter leurs prescriptions électroniques en suspens. En septembre, ils ont été 8.369 citoyens à le faire. Ce portail permettra prochainement au patient de décider auprès de quelle pharmacie il souhaite se procurer le médicament.