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"Nos baromètres successifs offrent une vue concrète sur l'évolution des coûts en milieu hospitalier et démontrent qu'il n'y a pas de fatalité. Les mesures politiques assurent aux patients la régulation tarifaire et donc une certaine sécurité. Nous voulons éviter toute surprise au patient en découvrant sa facture après hospitalisation" a expliqué Marc Justaert, président de la MC.L'étude note que le prix d'une chambre individuelle est resté stable entre 2010 et 2011. Cependant, les suppléments d'honoraires augmentent toujours. La stabilité des prix est assurée par la baisse du coût de matériel. Sur la période 2004-2011, les auteurs du baromètre constatent une augmentation annuelle de 5,4% des suppléments d'honoraires au-delà de l'inflation."Un petit groupe, composé de 17 hôpitaux, permet toujours à ses médecins de demander des suppléments d'honoraires en chambre double dont le coût moyen pour une hospitalisation s'élevait à 295 euros en 2011" a constaté Muriel Wantier, chargée d'étude à la MC.Ce jeudi, la ministre de la Santé, Laurette Onkelinx a d'ailleurs déposé au Parlement un projet de loi interdisant toute demande de supplément d'honoraires pour les chambre à deux ou commune. Une décision qui se retrouve dans l'accord de gouvernement.La mutualité souligne aussi, dans son baromètre annuel, que pour 10.000 admissions, le patient a dû s'acquitter d'une facture supérieure à 5.000 euros. "Dans la plupart des cas, cela correspond à des séjours en chambre individuelle (90%) pour une opération chirurgicale, incluant des suppléments d'honoraires importants (80%)", a encore détaillé Mme Wantier.Dans ces recommandations finales, la Mutualité Chrétienne appelle, entre autres, à limiter les suppléments d'honoraires en chambre individuelle afin d'éviter le phénomène de médecine duale. "La tentation est grande alors, pour certains médecins, de se diriger vers les hôpitaux qui pratiquent ces suppléments" a expliqué Jean Hermesse, secrétaire national de la MC.Enfin, les suppléments d'honoraires, a soutenu la mutualité, devrait être limité à un plafond maximum de 100%. La santé financière de la majorité des établissements est saine et ne nécessite dès lors pas de pourcentage plus élevé.Ces arguments on s'en doute ne sont pas partagés par tous les médecins, notamment l'Absym qui fait du renoncement à la suppression desdits suppléments en chambre double une condition sine qua non pour signer une nouvelle convention.