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L'effet FLASH se produit lorsqu'une forte dose de rayonnement est administrée presque instantanément - en quelques millisecondes au lieu de quelques minutes. Le tissu tumoral est endommagé de la même manière qu'avec la radiothérapie conventionnelle, mais le tissu sain semble moins affecté, ce qui indiquerait une diminution des effets secondaires.Le CHUV est à l'origine de cette technique. "En 2018, le CHUV a ainsi obtenu la disparition complète d'une tumeur cutanée superficielle résistante, pratiquement sans effets indésirables. C'était la première utilisation du traitement FLASH chez l'humain, et cela a accéléré la traduction clinique de la thérapie FLASH", explique le Prof. Bourhis, chef du service de Radio-oncologie du CHUV.La radiothérapie FLASH présente un certain nombre d'avantages potentiels. La dose de rayonnement nécessaire d'un point de vue thérapeutique pourrait être administrée en quelques séances de moins d'une seconde. Pour ce faire, les chercheurs utilisent un appareil unique reposant sur l'accélérateur de particules CLIC (Compact Linear Collider), qui peut accélérer les électrons pour traiter les tumeurs jusqu'à une profondeur de 15 à 20 cm. La nouvelle installation sera suffisamment compacte pour être intégrée dans les hôpitaux existants. Les chercheurs sont donc convaincus que la technique trouvera sa place en pratique clinique.