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Face à l'espérance de vie, nous ne sommes pas égaux. Si l'environnement dans lequel nous vivons, y compris notre statut socio-économique ou notre alimentation, joue un rôle prépondérant, de l'ordre de 70 à 80% estime-t-on, les 20 à 30% restants sont fonction de notre génome. Des variations à des endroits précis de notre ADN, telles que les polymorphismes à un seul nucléotide (SNP), pourraient détenir certaines clés de notre longévité.Grâce à une nouvelle approche informatique ayant permis d'analyser les données génomiques de 116 279 individus et de balayer ainsi 2,3 millions de SNP humains, l'équipe emmenée par le Pr Kutalik a trouvé 16 SNP associés à une durée de vie raccourcie, dont 14 nouveaux.En outre, une analyse plus approfondie a révélé que les niveaux d'expression cérébrale des trois gènes voisins de SPN en cause (RBM6, SULT1A1 et CHRNA5, ce dernier étant concerné dans la dépendance à la nicotine) pourraient être causalement impliqués dans la longévité. En cas de faible expression, ils sont associés à une augmentation de la durée de vie et, en cas d'expression élevée, à une réduction. Ces trois gènes pourraient ainsi agir comme biomarqueurs de la longévité. "Et, pour soutenir une telle hypothèse, nous avons notamment montré que des souris présentant dans le cerveau un niveau d'expression génique plus faible de RBM6, vivent sensiblement plus longtemps," a commenté le Pr Johan Auwerx.Les auteurs ajoutent que leur étude pourrait trouver des applications prometteuses dans le domaine de la médecine personnalisée.(référence : Nature Communications, 27 juillet 2017, doi : 10.1038/ncomms15842)