Première reconnaissance d'un réseau hospitalier : pas avant 2019

20/02/18 à 10:10 - Mise à jour à 14:31

Source: Le Journal Du Médecin

"Idéalement, la loi sur les réseaux hospitaliers pourrait être approuvée aux alentours de Pâques. Nous invitons les entités fédérées à réfléchir à d'éventuelles normes de reconnaissance. Le terrain peut s'y préparer. Mais si je fais aujourd'hui un rétroplanning, je ne vois pas le premier réseau hospitalier avant fin 2019. On retombe sur terre, effectivement." Ainsi s'exprime Pedro Facon, directeur général du SPF Santé publique et ancien chef de cabinet de Maggie De Block dans " Zorgwijzer ", l'organe de presse de Zorgnet-Icuro, la coupole hospitalière flamande.

Première reconnaissance d'un réseau hospitalier : pas avant 2019

© jdm

Pedro Facon dirige le SPF depuis maintenant un an. Le plus prégnant dans son interview concerne le timing des réseaux hospitaliers et la nomenclature. Selon lui, il n'y a pas suffisamment le feu au lac, en quelque sorte. Lorsque les citoyens sont satisfaits globalement de leur système de soins, c'est plus difficile de pousser des réformes.

A la question provocatrice de Zorgwijzer "comment se fait-il qu'un seul syndicat de médecin réussise à contrecarrer les réformes nécessaires ?", le haut-fonctionnaire réplique que tous les stakeholders sont impliqués dans les réformes. Facon : "En coulisse, toutes les associations de médecins travaillent dans la bonne direction. Mais lorsqu'il s'agit d'arriver à un résultat, publiquement, on est plus négatif. Les stakeholders devraient parfois montrer plus de courage. On ne peut pas rester sans cesse à discuter. A un certain moment, il faut se jeter à l'eau. Question de bon leadership."

Et pour terminer, une information de taille : "Pour le dire de manière un peu provocante : l'impact sur la santé publique d'un podomètre embarqué sur un smartphone pourrait être plus grand que la norme de croissance. Nous devons utiliser tous les leviers disponibles."