Pour le Modes/GBO, le "numerus fixus", c'est la double peine

05/11/18 à 13:46 - Mise à jour à 14:54

Le Modes (Monde des spécialistes - GBO - Cartel) s'oppose vigoureusement à la vision du Cium (conseil interuniversitaire des étudiants en médecine) qui s'était associé récemment à l'Absym pour réclamer ce que le Modes apparente à un "numerus fixus". Le Modes estime que cela revient à une double peine alors qu'on importera encore plus de médecins étrangers pour faire face à la pénurie.

Pour le Modes/GBO, le "numerus fixus", c'est la double peine

" Nous réaffirmons, avant toute chose, notre volonté que soit octroyé à tous les étudiants en cours de cursus un numéro Inami, y compris pour les derniers ayant réussi l'examen d'entrée ", pointe le Modes. " Cela doit évidemment se faire sans conditions et sans aucune contrepartie, dans la mesure où l'instauration de l'examen d'entrée devait constituer pour la Communauté Française une garantie présente et à venir d'octroi pour tous les étudiants en formation. "

Deux systèmes consécutifs de sélection

Le Modes trouve " incompréhensible " que le Cium et l'Absym proposent deux systèmes consécutifs de sélection : examen d'entrée plus concours en fin de bachelier. " Nous nous opposons fortement à cette approche qui s'apparente à une double peine, dans un contexte communautaire des plus lourds sur cette question épineuse. L'accroissement d'une compétition immédiate et malsaine à l'échelle 'individuelle', sera suivie à l'échelle 'collective' par un nombre toujours plus drastiquement limité d'élus à terme. "

Cette mesure aggraverait la pénurie à la source et déboucherait sur un recours encore plus massif à une main d'oeuvre externe " qu'il s'agisse de diplômés issus de l'UE pour une formation en spécialisation ou médecine générale ou de médecins déjà agréés dans leur pays ". " Cette situation, qui a déjà cours dans une certaine mesure, permet une claire discrimination vis-à-vis des étudiants obtenant leur diplôme en Belgique. "

A la clé : pénurie de MG en Wallonie et burnout des médecins en hausse.