Les kinés risquent de demander plus à vos patients

14/02/17 à 14:07 - Mise à jour à 14:10

Source: Le Journal Du Médecin

Axxon et les mutuelles n'ont toujours pas trouvé un terrain d'entente pour signer l'accord kinémut. Les kinés réclament une visite à 25 euros en cabinet et 27 à domicile (contre 22,26 et 22,65 actuellement). Maggie De Block campe sur ses 760 millions. Certains kinés appliquent 24 euros, d'autres les tarifs de l'ancienne convention. L'Union générale des kinés de Belgique a par ailleurs intenté une action au conseil d'Etat contre la modification du nombre de séances en matière de fibromyalgie.

Les kinés risquent de demander plus à vos patients

© BELGAIMAGE

Les kinés arguent qu'ils n'ont plus été augmenté depuis plusieurs années. Mais ils réclament bien sûr une augmentation proportionnée du remboursement Inami.

Ils soulignent que la différence entre le cabinet et le domicile (39 centimes d'euros) n'est pas une différence substantielle.

Certaines associations comme celle de Tournai pratiquent la politique du fait accompli en portant la "consultation" à 24 euros, rapporte Le Courrier de l'Escaut.

En l'absence d'accord, il était recommandé de pratiquer les tarifs de la dernière convention.

Les revendications d'Axxon sont les suivantes :

-une indemnité de déplacement indécente pour une visite à domicile ;

-l'obtention d'un meilleur honoraire allant dans le sens de la proposition d'Axxon ;

-la suppression de la discrimination au niveau du taux de remboursement à l'égard des patients qui choisissent de se faire soigner chez un kinésithérapeute non-conventionné ;

-le déploiement accéléré des applications numériques, de sorte que la charge administrative des kinésithérapeutes soit réduite de façon drastique à court terme (01/01/2018).

Fibromyalgie

Par ailleurs, l'Union générale des kinésithérapeutes de Belgique (avec l'association Focus Fibromyalgie Belgique) ont décidé d'intenter un recours en annulation au Conseil d'Etat contre la diminution, en vigueur depuis le 1er janvier 2017, du remboursement des séances de kinésithérapie pour les personnes souffrant de fibromyalgie.

"Cette procédure sera longue (environ deux ans) et coûteuse mais elle est indispensable. Nous devons nous mobiliser pour empêcher la ministre de la Santé et le gouvernement de Charles Michel d'imposer aux patients atteints de fibromyalgie et de fatigue chronique une stratégie thérapeutique infondée, qui ne tient pas compte des recommandations scientifiques, ni de l'avis des experts dans ce domaine, ni des besoins de 300.000 personnes concernées par le syndrome dans notre pays", souligne l'association qui précise qu'une collecte de fonds sera prochainement lancée via les réseaux sociaux pour soutenir sa démarche.