Le GH de Charleroi, la plus vaste institution privée wallonne en 2022

17/02/17 à 14:39 - Mise à jour à 15:02

L'implantation du Grand hôpital de Charleroi, seconde phase, occupera 17 hectares et sera située sur le site du terril des Viviers, à Gilly. Elle représente un investissement de 400 millions d'euros, hors équipements techniques estimés à une centaine de millions. Elle constituera, à terme, le plus grand site hospitalier privé de Wallonie, au croisement de la R3 et la route Charleroi-Namur.

Le GH de Charleroi, la plus vaste institution privée wallonne en 2022

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La seconde phase des travaux de création du Grand Hôpital de Charleroi sera entamée le 27 février, indique la direction de l'ensemble hospitalier. Elle devrait durer onze mois, l'objectif final étant l'ouverture du site en 2022.

Ce Grand Hôpital devrait être inauguré en 2022 et entraînera la disparition des hôpitaux actuels Saint-Joseph à Gilly, Sainte-Thérèse et Fabiola à Montignies-sur-Sambre, et l'IMTR à Loverval. Seul l'hôpital Notre-Dame de Charleroi sera maintenu, en plus du Centre psychothérapeutique de jour Charles-Albert Frère, de Marcinelle.

Dès l'annonce de ce projet, ses concepteurs avaient manifesté leur volonté de respecter la biodiversité de l'endroit, et notamment la présence de crapauds calamites, sous la supervision de la Faculté d'Agronomie Gembloux Agro-Bio Tech (ULg), avec pour objectif de diriger les crapauds et leur descendance vers une partie du terrain qui ne sera pas affectée par les travaux. Les premiers éléments d'une barrière à amphibiens avaient été établis avant les travaux de débroussaillage et d'abattage.

La première étape a été franchie, avec l'installation d'une barrière à amphibiens l'an dernier, et les déplacements d'oeufs et de têtards de crapauds calamites tout au long de l'année.

On entamera la seconde étape le 27 février. Elle consiste en la création d'un accès au chantier depuis la N90, l'arasement du cône résiduel du terril, le nivellement du terrain et l'aménagement d'un vaste parc vert et boisé. Les travaux commenceront par le déboisement, préalable aux mouvements de terre. L'arasement du cône résiduel du terril des Viviers sera organisé dans la foulée, pour se terminer fin juin. Ces travaux dureront 11 mois.

Les meilleurs moyens techniques seront mis en oeuvre afin de maximiser la vitesse de réalisation, de garantir la sécurité des habitations et de réduire les nuisances au maximum.