Le DPNI remboursé pour les femmes enceintes qui le souhaitent

29/05/17 à 12:47 - Mise à jour à 16:04

Source: Le Journal Du Médecin

La ministre de la Santé publique Maggie De Block a dégagé 15 millions pour le remboursement du test DPNI (diagnostic prénatal non-invasif) dès le 1er juillet 2017 pour toutes les femmes enceintes qui le souhaitent. Il dépiste le syndrome de Down avec une certitude proche de 100% sans nécessité d'une amniocentèse.

Le DPNI remboursé pour les femmes enceintes qui le souhaitent

© BELGAIMAGE

Maggie De Block veut en premier lieu "éviter les fausses couches liées aux nombreuses amniocentèse" Parallèlement à cela, nous voulons, dit-elle, "mettre ce test à disposition de toutes les femmes enceintes qui souhaitent effectuer le test. Et nous y sommes maintenant parvenus."

En moyenne, indique le cabinet , environ 50 interruptions involontaires de grossesse par an surviennent en Belgique après une amniocentèse ayant pour objectif de détecter le syndrome de Down.

La ministre De Block a dégagé 15 millions d'euros pour le remboursement du test DPNI. Le budget permet de mettre à disposition le test pour 100.000 femmes. "Le test sera remboursé complètement pour des femmes bénéficiant d'un régime préférentiel. La quote-part personnelle pour les femmes qui ne bénéficient pas de ce régime s'élèvera à 8,68 euros au maximum. La Belgique est le premier pays européen où le test DPNI est presque gratuit."

Le Comité de l'assurance a approuvé ce remboursement ce lundi.

Le test DPNI élimine tout risque de fausse couche et découvre la trisomie dans 99,8 % des cas. Chaque médecin qui suit une grossesse peut effectuer ou demander le test.

Suite à une recommandation du conseil supérieur de la santé, l'objectif initial de rembourser le test uniquement pour un groupe à risque de 5.000 femmes devant subir une amniocentèse a évolué vers la décision actuelle d'une mise à disposition large en première ligne.

Ces dernières décennies, de nombreux tests prénatals sont devenus disponibles et ont notamment été utilisés pour le dépistage d'anomalies au cours de la grossesse, que ce soit dans le cadre d'un conseil génétique ou non. Le conseil supérieur de la santé notait déjà en 2015 à propos du dépistage de la trisomie 21 foetale sur la base des résultats d'un test combiné : "Les techniques de prélèvement invasif (au moyen d'une biopsie de villosités choriales ou d'une amniocentèse) pour diagnostiquer une affection génétique chez le foetus sont très efficaces mais elles présentent l'inconvénient d'entraîner un risque de fausse-couche (0,5 à 1 %)."

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