29/03/18 à 23:30 - Mise à jour à 15:23

Le Cimacs, un organe pour les assistants et leurs patients

C'est maintenant officiel: après négociations entre les représentants des assistants de l'ULB, l'ULg et l'UCL, le Comité Inter-universitaire des médecins assistants candidats spécialistes (Cimacs) va officiellement voir le jour. La structure sera composée des assistants des trois universités et de représentants du Comité inter-universitaire des étudiants en médecine (Cium) afin d'établir et entretenir une bonne collaboration avec les représentants des étudiants de bachelier et master en médecine sur les thématiques qui nous concernent mutuellement.

Le Cimacs, un organe pour les assistants et leurs patients

La création de cet organe de représentation est uniformément soutenue par les représentants des assistants de Fédération Wallonie-Bruxelles et ce, pour défendre nos intérêts et soutenir la création de plusieurs projets ambitieux. Notre organisme est avant tout un organe de représentation a-partisan dont les missions sont la promotion de la qualité de la formation, de la qualité de vie des médecins assistants, ainsi que la promotion de l'accès à des soins de santé de qualité pour tous. En regard de ce dernier point et par ses statuts, le Cimacs se distance de toute position corporatiste, souvent partagée par certains syndicats médicaux qui défendent avec verve le maintien d'une sélection drastique dans les études de médecine afin de conserver certains avantages pécuniaires. Parmi les divers éléments que notre organe défendra, nous pouvons mettre en exergue le respect de la Loi du 12 décembre 2010 fixant la durée du travail des candidats médecins en formation, la défense d'un enseignement de qualité aux assistants, la non-discrimination homme-femme jeunes médecins et la lutte contre le harcèlement moral et sexuel. À cet effet, nous veillerons à proposer une assistance juridique et de conciliation aux assistants médecins qui en auront besoin et ce, en étroite collaboration avec le Cium. Si certains jeunes médecins subissent des pressions morales ou harcèlements, et qu'aucune conciliation n'est réalisable, le Cimacs sera également un organe soutenant juridiquement les médecins qui en ont le besoin.

Vaste enquête

Dans un premier temps, une fois l'ASBL mise en place, nous lancerons une vaste enquête visant à évaluer le stress, les signes de burn-out, et la qualité de vie des Maccs de Fédération Wallonie-Bruxelles. En regard des résultats obtenus via notre enquête, dans un second temps, nous déterminerons des priorités à défendre auprès des facultés et du monde politique pour améliorer la qualité de travail des assistants. Contrairement à ce qui pourrait être interprété, le Cimacs n'a pas pour vocation de permettre aux assistants de travailler moins, mais bien de travailler mieux. Nous, jeunes médecins, nous savons tous pertinemment bien que pour être bien formé, il faut prester un certain nombre d'heures clairement supérieur à ce qui existe dans la plupart des métiers de la société civile. Nous voulons veiller à ce que chaque candidat spécialiste bénéficie d'une formation riche, diversifiée, et formative, le tout via une supervision attentive et respectueuse de la santé dudit candidat spécialiste.

Ce point est particulièrement important. Comment un médecin peut-il prétendre prendre soin des patients, alors qu'il n'est pas autorisé à prendre soin de sa propre santé ? Pour beaucoup d'entre nous, nous restons convaincus qu'outre la qualité de la formation, la meilleure garantie que les jeunes médecins donnent des soins de qualité, c'est de leur assurer un environnement de travail épanouissant et une santé physique et mentale optimale.

Rigueur scientifique

D'une façon plus globale, en tant que jeunes acteurs de la santé, nous défendrons avec force et détermination une vision des soins de santé accessibles et de qualité pour chaque citoyen. Dans un souci de démocratie et de rigueur scientifique, notre démarche dans chaque projet et prise de position sera fondée sur une argumentation basée sur les preuves scientifiques, argumentation que nous soumettrons aux jeunes médecins désirant donner leur avis. En tant que scientifiques et acteurs de la santé, notre rôle ne doit pas s'arrêter aux seuls soins de santé que nous prodiguons aux patients. Notre rôle d'acteurs de la santé veut que dans chaque position que nous prenons en tant qu'organe de représentation des jeunes médecins, nous puissions favoriser l'élaboration et/ou le maintien d'un système de soins de santé humain, accessible, et de qualité pour tous.